Carrefour réduit la taille de son assortiment et de ses hypermarchés

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Le plan de redéploiement stratégique lancé il y a un an donne ses premiers fruits. Le distributeur français stabilise ses revenus sur un marché belge plus que jamais concurrentiel.

Un premier trimestre peu enthousiasmant, mais qui laisse transparaître une amorce de redressement: ainsi peut-on résumer la performance réalisée par le groupe Carrefour durant les trois premiers mois de l’année.

"La forte dynamique induite par le plan de transformation lancé en 2018 se poursuit à un rythme soutenu, grâce notamment aux investissements réalisés dans les prix dans l’ensemble des formats et aux mesures de transformation de nos hypermarchés", a commenté Mathieu Malige, le directeur financier du distributeur français.

Si les ventes ont reculé de 3 % à 20,02 milliards d’euros, l’évolution sur base comparable - hors vente de carburants, effets de calendrier et à taux de change constants - marque une progression de 2,7 %, grâce essentiellement à la France, son principal marché (près de la moitié du chiffre d’affaires), mais aussi au Brésil et à l’Argentine.

En Belgique, où Carrefour se trouve toujours confronté à un marché "très concurrentiel", le chiffre d’affaires s’est plus ou moins stabilisé à 987 millions d’euros (-0,4 % sur base comparable), après le recul sensible de 3,1 % enregistré fin 2018.

Nouvelles initiatives

De nouvelles initiatives devraient contribuer à accélérer la relance. Chez nous, le distributeur à la hallebarde accueillera bientôt des parapharmacies Medi-Market dans ses hypermarchés. Un magasin sans caisse et ouvert 24 heures sur 24 devrait par ailleurs bientôt ouvrir ses portes dans le centre de Bruxelles.

Enfin, un premier supermarché spécifiquement dédié aux aliments bio et aux produits "santé" devrait ouvrir dans les prochains mois. De quoi permettre au distributeur de surfer sur une vague bio qui lui a rapporté 20 % de revenus supplémentaires au premier trimestre.

Sur un plan global, Carrefour entend enfoncer le clou en poursuivant sa transformation cette année. Au programme, notamment, le développement de l’omnicanal et une refonte du modèle des hypermarchés, qui seront davantage adaptés aux spécificités de chaque zone de chalandise. Le groupe entend réduire la surface des magasins ainsi que l’assortiment.

Un plan de transformation en ce sens a été lancé il y a quelques semaines en Italie. En France, la réduction des surfaces des hypermarchés pourrait entraîner jusqu’à 1.200 pertes d’emplois.

D’ici 2020, le nombre de références alimentaires devrait quant à lui être diminué de 15 %, l’objectif étant de favoriser une meilleure lisibilité de l’offre. Les produits de marque Carrefour devraient représenter un tiers des ventes d’ici 2022.

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