Climat tendu chez Brantano, une grève évitée de justesse

Une grève spontanée a été évité de peu dans les magasins Brantano de Beringen et Wevelgem. ©Wouter Van Vooren

L'annonce de la restructuration de FNG, la maison mère de Brantano, suscite beaucoup d'inquiétude dans les magasins de l'enseigne. Un malentendu sur un rappel de stocks a failli provoquer une grève spontanée.

La demande de réorganisation judiciaire de FNG, maison mère de Brantano, CKS, Miss Etam ou encore Fred & Ginger, et la restructuration concomitante, qui passerait par la fermeture de 47 magasins et la suppression de 287 emplois, a levé un vent d'inquiétude en interne, mettant les nerfs du personnel à fleur de peau.

La tension est telle qu'un malentendu sur une instruction des services centraux a failli déclencher une grève spontanée dans les magasins Brantano de Beringen (Limbourg) et Wevelgem (Flandre-Occidentale). La direction centrale a en effet demandé de renvoyer les stocks vers le siège central, à Malines. Pris de frayeur, le personnel s'est préparé à un arrêt de travail. Ce n'est que peu avant le déclenchement du mouvement que les syndicats ont appris qu'il s'agissait d'un "malentendu".

Cette réaction spontanée est très symptomatique du climat de tension extrême qui s'est installé dans les magasins du groupe FNG. "Il y a une très grande inquiétude sur l'avenir, en particulier dans le chef des nombreux travailleurs qui étaient déjà là du temps de Macintosh", explique Rita Liebens, permanente du SETCa (FGTB). Pour rappel, le holding néerlandais Macintosh Retail Group avait revendu Brantano à FNG au début de l'année 2016, avant de tomber en faillite.

"Si la direction ne commet pas d'impair comme aujourd'hui, des actions ne devraient pas être déclenchées à ce stade."
Rita Liebens
Permanente SETCa

À ce stade, le personnel reste au poste, mais les syndicats couvrent les éventuels mouvements spontanés. "Si la direction ne commet pas d'impair comme aujourd'hui, des actions ne devraient pas être déclenchées à ce stade", dit encore Rita Liebens.

Il est vrai que la procédure Renault ne fait que commencer. Une première réunion syndicats-direction est prévue le 30 juin prochain.

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