Des créanciers d'Hema réclament la faillite

Selon la direction d'Hema, la requête provenant des "créanciers rebelles" était attendue et n'entrave pas l'activité des magasins. ©Utrecht Robin/ABACAPRESS.COM

Alors que la direction d'Hema annonçait, la semaine dernière, un accord avec ses créanciers, certains d'entre-eux considèrent aujourd'hui que leurs intérêts ne sont pas suffisamment pris en compte et réclament la faillite de l'enseigne.

La lutte judiciaire se poursuit pour la survie de la chaîne de magasins Hema. Alors que l'enseigne annonçait avoir trouvé, la semaine dernière, un accord avec ses créanciers, certains d'entre eux demandent désormais la mise en faillite de l'enseigne.

L'information est confirmée par la direction d'Hema. Celle-ci ajoute que cette bataille juridique avec les créanciers n'entrave pas l'activité des magasins et du groupe. "Cette étape juridique pour l'allègement de la dette était attendue et porte sur un processus extrêmement complexe," déclare un porte-parole.

54 millions
d'euros
Les créanciers rebelles seraient à la tête d'une créance de 54 millions d'euros qui aurait dû être remboursée il y a une semaine.


Que veulent ces créanciers rebelles?

Selon des informations publiées dans le Financieel Dagblad, il serait question d'un groupe d'investisseurs professionnels à la tête d'une créance totale envers la maison mère de Hema de 54 millions d'euros. Ce prêt aurait dû être remboursé lundi dernier, d'où leur requête.

Ils ont également saisi les actions de trois sociétés du groupe Hema. Les créanciers estiment avoir droit à une compensation financière plus élevée. Ils considèrent également que les nouveaux propriétaires de Hema ne prêtent pas suffisamment attention à leurs intérêts. Avec un dépôt de bilan, ces créanciers "rebelles" espèrent donc améliorer leur position, selon le quotidien néerlandais.

L'opérationnel fonctionne

Si l'activité opérationnelle semble épargnée, cette situation risque de compliquer toute vente rapide de l'enseigne. Or, le groupe Blokker avait déjà fait part de son intérêt.

La semaine dernière, la direction d'Hema reprenait la main dans la discussion avec ses créanciers, mettant de facto son propriétaire Marcel Boekhoorn hors jeu. Celui-ci affirmait ne pas être parvenu à un accord avec les créanciers, qui monnayaient la réduction des créances à un abandon du contrôle.

La direction avait alors indiqué avoir conclu un accord sur la réduction de ses dettes de 450 millions d'euros à 300 millions. De quoi réduire aussi la charge d'intérêts annuelle de la société à environ 30 millions d'euros (contre 50 millions actuellement).


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