Échec des négociations entre syndicats et Comeos

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Les négociations sectorielles ce samedi entre représentants des travailleurs et secteurs du commerce (Comeos) sont un échec. Les propositions sur la table ne conviennent pas aux syndicats qui entameront des discussions dans chaque entreprise dès lundi.

Les négociations qui se poursuivaient, samedi, entre la fédération du commerce et des services Comeos et les syndicats n'ont pas permis d'aboutir à un accord, a indiqué, samedi en fin d'après-midi, le front commun syndical.
"Après plusieurs tentatives de négociation, nous avons dû constater l'impossibilité de conclure au niveau sectoriel un accord digne des efforts que fournissent chaque jour nos travailleurs au péril de leur santé", regrettent les syndicats dans un communiqué commun.

Selon ces derniers, la proposition de Comeos "n'est pas suffisante", notamment en matière de réduction des plages d'ouverture et de jours de congés supplémentaires.
Ainsi, "si certaines entreprises ont déjà pris des accords locaux ou globaux, il a été impossible d'écrire avec la fédération patronale une recommandation conjointe vers l'ensemble des entreprises du secteur, invitant à envisager des fermetures plus tôt et des fermetures du dimanche afin de permettre aux travailleurs de souffler sans perte de salaire", pointent les représentants des travailleurs. 
"De même, sur la possibilité d'ouvrir de 7h à 22h, si le secteur assure ne pas être demandeur, il est aujourd'hui impossible d'envoyer un signal commun vers le gouvernement pour demander le retrait de cette mesure", ajoutent-ils.
©Kristof Vadino


Quant à la proposition de Comeos relative aux jours de congé complémentaires - cinq jours de congés extralégaux supplémentaires maximum pour avoir presté à temps plein du 13/03 au 30/06/2020 -, elle "n'inclut pas toutes les entreprises de l'alimentaire". Par ailleurs, "la proposition ne vise à donner des jours de congé extralégaux supplémentaires qu'aux personnes en contact avec le public et exclut les étudiants, CDD et intérims de moins de trois mois ainsi que les apprentis. Or, force est de constater que le virus ne fait pas de différence sur le statut des personnes", dénoncent encore les syndicats.

Face à ce constat d'échec, les représentants des travailleurs interpelleront, dès lundi, chaque entreprise afin d'entamer des discussions sur la réduction des plages d'ouverture sans perte de salaire (en ce compris le dimanche) et sur des congés ou des primes supplémentaires. "Nous continuerons également à exiger que toutes les mesures de sécurité soient mises en place et respectées", soulignent-ils en déplorant enfin "l'incapacité de la fédération patronale et des employeurs à solutionner, au niveau du secteur, les questions et défis qui frappent pourtant chaque travailleur et chaque entreprise de la même manière". 

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