Dialogue de sourds persistant chez Makro

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Face au refus de la direction de Makro d'accepter une conciliation sur son plan de réorganisation, les syndicats boycottent le conseil d'entreprise prévu ce jeudi.

Depuis plusieurs semaines, syndicats et direction de Makro s'opposent sur l'arsenal de mesures prévues par la seconde pour redresser une situation financière toujours précaire. Les syndicats réclament une conciliation en commission paritaire, la direction refuse.

Ulcérés, les représentants du personnel ont décidé de ne pas participer au conseil d'entreprise extraordinaire prévu ce jeudi. "Pour nous, c'est un lieu d'information et de consultation, pas de négociation", dit Jean-Pierre Boninsegna, secrétaire fédéral du Setca (FGTB), qui accuse les dirigeants de l'enseigne de chercher à mettre les syndicats hors-jeu.

"Pour nous, le CE est un lieu d'information et de consultation, pas de négociation."
Jean-Pierre Boninsegna
Secrétaire fédéral du Setca

Ceux-ci n'excluent pas de déposer un préavis de grève dans les prochains jours, après plusieurs mouvements spontanés ayant touché les magasins ces dernières semaines.

Pour rappel, la direction de Makro a annoncé début septembre une batterie de mesures d'économie et de réorganisation: plus grande polyvalence du personnel, suppression de certaines fonctions, écrémage de l'offre, modifications dans les horaires, automatisation... Il est aussi question de la non-prolongation de contrats temporaires (entre 100 et 200).

La direction campe sur ses positions. Selon elle, les mesures décidées "ne nécessitent en rien" une négociation mais bien une consultation, avec information et réponses aux questions des syndicats.

Ces derniers approchent du point d'ébullition. Le syndicat chrétien flamand ACV Puls menace ainsi de saisir le tribunal du travail pour les travailleurs concernés par la réorganisation.

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