FNG: les syndicats réclament un administrateur provisoire

Le dialogue social entre syndicats et direction de la maison mère de Brantano a démarré sous des auspices peu favorables. ©katrijn van giel

Faute de recevoir les informations voulues, les syndicats du groupe FNG demandent au tribunal de l'Entreprise de désigner des administrateurs provisoires.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dialogue social entre syndicats et direction du groupe de mode FNG (Brantano, Miss Etam, Frd & Ginger...) a démarré sur les chapeaux de roue. Mais pas dans le sens escompté.

Le premier conseil d'entreprise organisé dans le cadre de la procédure Renault a été interrompu prématurément ce mardi, les syndicats réclamant la démission de la direction et la désignation d'administrateurs provisoires venus de l'extérieur.

"Le front commun a introduit une requête devant le tribunal de l'Entreprise lui demandant la désignation d'administrateurs provisoires pour avoir un interlocuteur extérieur. Nous n'avons plus aucune confiance dans la direction. En clair, nous avons le sentiment que des informations importantes nous sont cachées", explique Rita Liebens (SETCa).

"Nous avons le sentiment que des informations importantes nous sont cachées."
Rita Liebens
Permanente SETCa

La requête écrite a été transmise au tribunal de l'Entreprise de Malines, qui doit statuer mercredi sur la demande de protection judiciaire déposée par FNG. Pour rappel, le groupe de prêt-à-porter doit faire face à un endettement de 734 millions d'euros, conséquence d’une soif inextinguible d’acquisitions qui l'a poussé au bord du précipice.

734
millions €
FNG fait face à un endettement de 734 millions d'euros, conséquence d’une soif inextinguible d’acquisitions.

D'où le déclenchement, par la direction, d'une procédure de licenciement collectif prévoyant la fermeture de 47 magasins (30 Brantano et les 17 magasins Ginger & Fred) et la suppression de 287 emplois.

Les syndicats sont sortis de la première réunion en restant sur leur faim. "Nous n'avons reçu aucune précision sur les magasins menacés de fermeture. Et quand nous interrogions la direction sur des données financières, fiscales, juridiques, elle se retranchait derrière le fait que les informations avaient été transmises au tribunal et ne pouvaient encore être divulguées", explique Rita Liebens.

Pour le syndicat chrétien flamand ACV Puls, la confiance envers la direction de FNG a disparu. Les représentants du personnel réclament dès lors le retrait de la direction et la désignation d'administrateurs provisoires. À ce stade, le prochain conseil d'entreprise, en principe fixé au 6 juillet, reste donc hypothétique.

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