JBC: +10%, +10 magasins

Bart et Ann Claes

L'entreprise familiale JBC enregistre une croissance honorable de 10% pour l'année 2010. Pour fêter ça, elle vient d'annoncer qu'elle ouvrirait 10 nouveaux magasins belges de septembre 2010 à mai 2011.

Il n'y aura plus 111 magasins JBC en Belgique mais bien 121 d'ici fin mai. L'entreprise familiale, tenue par les Claes frère et soeur, a annoncé ce mercredi qu'elle comptait ouvrir 10 nouveaux magasins entre septembre 2010 et mai 2011. Les sites se situeront de part et d'autre de la frontière linguistique, avec une égale répartition au Nord et au Sud. Cette nouvelle expansion signe la belle croissance qu'enregistre depuis quelques années la société. Pour l'année 2010 écoulée (de janvier à septembre), l'entreprise a déjà vu son chiffre d'affaires augmenter de 10%. Et elle espère bien accroître ces bons résultats par l'investissement de quelque 6 millions d'euros dans ses nouveaux magasins.

Bredene, Zottegem, Leuven, Mol, Deinze, Huy, Auvelais, Virton,  Péruwelz et Saint-Georges accueilleront donc la marque sur leur sol dans les mois à venir. Seulement deux de ces sites se situeront dans le centre-ville même. Leuven et Mol dérogent ainsi à l'habituelle installation en périphérie des magasins JBC. "En général, nous privilégions la périphérie parce que nous avons choisi d'être le plus près possible du client. ", explique Bart Claes, l'administrateur délégué de JBC. "Notre clientèle est de celle qui n'habite pas spécialement en ville et qui se déplace généralement en famille pour les achats vestimentaires", poursuit-il, concluant au peu d'influence du placement en périphérie. Et de citer l'exemple de Pointcarré, également versé dans la vente de vêtements et notamment établi en banlieue. La situation de ces magasins, en marge des centre-villes, ne les a pas empêchés de drainer une importante clientèle. Mais JBC lorgne tout de même sur les deux autres endroits stratégiques que sont les centre-villes et les shoppings "car c'est aussi là que les gens vont faire leurs courses". Bart Claes assure donc que ce genre de lieu recevra une attention particulière dans le cas d'éventuelles futures expansions, même s'il estime avoir presque atteint le nombre maximum de magasins.

Pour le moment, l'entreprise a déjà investi 6 millions d'euros dans sa dizaine d'ouvertures et sait que cela ne s'arrêtera pas là. Mais sa croissance depuis quelques années permet pareil investissement. Cette croissance a repris vers le milieu des années 2000, lorsque Bart Claes a décidé de renforcer la belgitude de sa marque pour se différencier de la concurrence rude du secteur. Il dit "essayer de faire de la mode internationale, mais avec la 'lokale touch'" et estime y devoir son récent succès. L'idée est donc d'exploiter les talents locaux pour se rapprocher au mieux de sa clientèle flamande et francophone.

Avec ses 158,41 millions d'euros de chiffre d'affaires au 30 septembre 2010, soit 10% de plus qu'au 30 septembre 2009, JBC est numéro 3 sur le marché des vêtements, derrière les géants H&M et C&A mais devant Zara et Esprit. Le résultat est plutôt correct pour une petite entreprise familiale principalement basée en Belgique (avec cependant 6 magasins au Luxembourg) alors que la plupart de ses concurrent ont une assise internationale. "Comme dans tous les marchés, la concurrence est rude, mais le secteur du vêtement a au moins l'avantage d'être un secteur stable", reconnaît Bart Claes, qui juge que le marché n'a presque pas souffert de la crise économique, "en tout cas bien moins que la plupart des autres secteurs". Les marques abordables, comme JBC, ont même profité de la crise et plus attiré le chaland, selon lui. "Avec une baisse moyenne des prix de 30% sur les dix années passées, le client est bien sûr toujours au rendez-vous". Mais de pointer l'inévitable désavantage de cette stabilité: ce n'est pas un marché où on peut voir des progressions fulgurantes non plus. Avec ses 10% et ses 10 nouveaux magasins, JBC s'estime assez content et chercherait même à acheter une nouvelle chaîne, là où ils ne sont pas encore, évidemment. Et en ces temps d'expansion importante, ils n'ont pas encore trouvé.

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