JC Penney jette l'éponge

Le sort des 846 magasins exploités par JC Penney aux États-Unis et à Porto Rico est suspendu aux décisions du tribunal des faillites. ©REUTERS

L'ancien propriétaire de la chaîne de grands magasins Sarma en Belgique requiert la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites aux États-Unis.

Les mesures de confinement imposées aux États-Unis ont eu raison de JC Penney. La chaîne de grands magasins plus que centenaire a demandé vendredi dernier à être placée sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites. Comparable à la réorganisation judiciaire en Belgique, la mesure permet à la société concernée d’œuvrer à sa réorganisation à l'abri de ses créanciers, le temps de parvenir à un accord avec le tribunal sur son plan de restructuration.

JC Penney n'a plus bouclé d'exercice en bénéfice depuis 2011.

L'an dernier, JC Penney, qui emploie 85.000 personnes dans 846 magasins aux États-Unis, a réalisé un chiffre d'affaires de 10,7 milliards de dollars. Le groupe n'a plus bouclé d'exercice en bénéfice depuis 2011.

Plusieurs maux

Avant la crise pandémique, il souffrait déjà de plusieurs maux: un endettement élevé, la concurrence de l'e-commerce, un décalage avec l'évolution des goûts des consommateurs... Les mesures prises ces dernières semaines par les autorités pour endiguer la propagation du virus l'ont contraint à fermer ses magasins. Incapable d'encore honorer le paiement de ses loyers, le groupe n'a eu d'autre choix que de s'adresser au tribunal des faillites dans le district de son siège à Corpus Christi, au Texas.

Pour tenter d'éviter la liquidation, JC Penney projette de vendre une série de magasins, de céder des centres de distribution et de créer deux nouvelles entités: l'une dédiée à l'opérationnel, l'autre au regroupement de ses actifs immobiliers. Sa direction espère conclure rapidement un accord avec le tribunal afin de ne pas rater le début de la saison des achats des vacances.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés