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interview

"L'après-Delhaize n'a pas été évident"

Pierre-Olivier Beckers, ex-CEO de Delhaize. ©Dieter Telemans

"Du jour au lendemain, votre vie change, on passe de deux secrétaires à aucune, on se remet en question." Pierre-Olivier Beckers quittera bientôt définitivement Delhaize. Rencontre.

Après la prochaine assemblée générale, Pierre-Olivier Beckers quittera définitivement Delhaize . Il revient pour nous sur ces années passés à la tête du distributeur, mais aussi sur ses projets et sur la difficulté pour les jeunes d'entreprendre aujourd'hui. Entretien.

"L’après Delhaize n’a pas été évident. Il y a une vraie transition sur le pan physique et mental. C’est peut-être étonnant, mais un CEO a une vie très routinière, dans le sens où son agenda est rempli à 100% un an à l’avance. Entre le bureau, l’aéroport et l’hôtel, une forme de routine s’installe car tout est préparé à l’avance. Par la force des choses ont est un peu mis sur un piédestal, on est assisté pour tout. Et, du jour au lendemain, votre vie change, on passe de deux secrétaires à aucune, on se remet en question."

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"Il faut soutenir les jeunes entrepreneurs qui ont un projet car ce ne sont pas les grandes sociétés qui vont créer de l’emploi dans les années qui viennent."

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"Soutenir le nouveau CEO, c’était implicitement ne plus donner du poids à l’ancien"

"J’ai investi dans quatre sociétés bien spécifiques afin de le soutenir sur le long terme. Ces sociétés ont des points communs. Elles ont créé un produit ou un service qui peut faire la différence et chacune a un vrai projet humain."

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"Ce qui m’a entre autres poussé à mettre de l’argent dans ces sociétés, c’est le monde des business angels. Sans vouloir mettre tout le monde dans le même sac, c’est un peu une catastrophe. J’ai rencontré beaucoup de jeunes sociétés qui ont été complètement abusées par des business angels qui sont plutôt des business devils."

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©Dieter Telemans

"J’ai sous-estimé combien la tâche serait difficile pour les autres membres du conseil d’administration qui étaient face à l’ancien et au nouveau CEO. Soutenir le nouveau CEO, c’était implicitement ne plus donner du poids à l’ancien. J’ai senti des tensions à demi-mot."

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"La restructuration était dans les astres. C’était la condition de la pérennité de Delhaize en tant que distributeur en Belgique."

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Il y a un message que l’on n’a pas bien fait passer c’est que, à côté de ce plan de restructuration, il y a un plan d’investissement de 450 millions sur 5 ans dans l’outil, la formation, les briques, les prix. C’est une approche fondamentalement différente d’autres restructurations.

Retrouvez l'interview complète
de Pierre-Olivier Beckers



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