La distribution fait flamber les licenciements collectifs

A eux deux, Carrefour et Mestdagh ont annoncé les licenciements collectifs de 1.683 employés. ©Kristof Vadino

Après une embellie l’an dernier, les procédures Renault s’alourdissent début 2018.

Les restructurations dans le secteur de la grande distribution ont alourdi le bilan des licenciements collectifs annoncés durant le premier semestre 2018. Sur les six premiers mois, 50 entreprises ont dévoilé leur intention de supprimer 4.108 emplois dans le cadre de la procédure Renault, selon les chiffres publiés hier par le SPF Emploi.

C’est le troisième score semestriel le plus élevé sur les cinq dernières années. Le sommet avait été atteint au premier semestre 2014 avec 7.377 travailleurs visés. Le plus bas (2.203 emplois) avait été enregistré sur la période janvier-juin de l’an dernier.

"Les grands magasins subissent une forte pression depuis plusieurs années."
SPF Emploi

La tendance est donc à nouveau à la hausse des projets de licenciement collectif, après une nette embellie en 2017. Et comme en 2014, le premier secteur à licencier est la grande distribution. Au début 2014, les chaînes Delhaize, Makro Cash & Carry et Home Market avaient aligné 3.022 postes dans leur viseur (sur un total de 7.377), tandis qu’au début de cette année, Carrefour et Mestdagh ont annoncé vouloir réduire l’emploi de 1.683 unités à eux deux.

Plus largement, la distribution est globalement responsable de 1.953 suppressions de postes envisagées en ce début 2018, ce qui représente 47,5% du total. Le transport, deuxième secteur touché, est loin derrière avec 597 emplois, suivi par la pétrochimie (444 unités).

Troisième vague

Les grands magasins sont donc toujours sous pression en Belgique, après avoir pourtant fortement contribué à la statistique des licenciements collectifs durant deux vagues précédentes, en 2014 et en 2010: cette année-là, pour rappel, Carrefour avait déjà annoncé la suppression de 4.600 postes.

Du côté des restructurations clôturées (notifiées), le bilan au premier semestre est légèrement plus favorable. Le SPF a recensé 2.884 licenciements effectifs, sur 3.011 initialement prévus. C’est le deuxième score le plus léger après celui du début 2016 (2.035 licenciements effectifs sur 2.257 prévus).

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