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La réparation de smartphones s'impose en Belgique

Frédéric Loriers (à gauche) et Nicolas Henroz ©Valentin Bianchi / Hans Lucas

Le français Save fusionne avec le belge Helpix pour former le premier réseau de magasins de réparation de tablettes et smartphones en Belgique.

Non, ce n'est pas parce qu'un écran de smartphones est explosé qu'il faut forcément le jeter. Pas plus que si la batterie présente des signes de fatigue, il faut remiser l'appareil au fond d'un tiroir. C'est en tout cas le credo de Helpix et de Save, deux réseaux de points de réparation de tablettes et smartphones qui unissent leur destinée.

2,5
millions d'euros
La chaîne, qui passera sous l'enseigne Save dans le courant de ce mois, vise un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros cette année et le double en 2022.

Helpix, lancée en Brabant wallon il y a plus de 10 ans, compte une dizaine de points de vente en Wallonie et à Bruxelles et est spécialisée dans la réparation de téléphones et de tablettes.

Save, pour sa part, est un groupe français, également actif dans la réparation immédiate, mais aussi dans la vente de matériel reconditionné. Le groupe s'est implanté en Belgique en 2020 via une master-franchise octroyée à Studio Group, qui gère, par ailleurs, une vingtaine de points de vente Proximus et Samsung.

Numéro un en Belgique

Les deux entités fusionnent leurs activités sous la marque unique Save pour porter le réseau à 17 points de vente et de réparation actuellement, avec l'ambition de l'étendre encore en franchise, particulièrement en Flandre, pour doubler le nombre de boutiques d’ici à 2024. Il est déjà le plus grand réseau en Belgique, dans un marché encore très morcelé.

"Nous ne ciblons pas les geeks qui désirent toujours la dernière version, mais les utilisateurs qui ne peuvent pas se passer de leurs téléphones."
Nicolas Henroz
Directeur général de Helpix

Save est détenu par l'assureur français SPB, très actif dans les contrats d'assurances pour des produits high-tech et dans les extensions de garantie. La chaîne, qui passera sous l'enseigne Save dans le courant de ce mois, vise un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros cette année et le double en 2022.

3 millions de smartphones

"Actuellement, il se vend près de 3 millions de smartphones par an en Belgique. Les modèles ont un délai de renouvellement de 18 mois environ", constate Frédéric Loriers, CEO de Save en Belgique. "Cela représente un volume considérable de smartphones qui ne sont en général plus utilisés, simplement parce que le propriétaire veut la dernière version, ou parce qu'il est abimé ou en panne."

Pour alimenter cette filière de recyclage et de remise en vente de modèles testés sous toutes les coutures, Save vise le marché des entreprises.

Un volume que vise clairement Save tant pour la réparation que pour le reconditionnement. "Nous ne ciblons pas les geeks qui désirent toujours la dernière version, mais les utilisateurs qui ne peuvent pas se passer de leur téléphone, mais qui n'ont pas un budget extensible", poursuit Nicolas Henroz, le directeur-général de Helpix.

Quand on sait que le prix d'un nouvel écran oscille entre 129 et 349 euros, idem pour une batterie, les réparateurs ont de quoi combattre les idées reçues, selon lesquelles la réparation ne vaudrait pas le coût, par exemple. "85% des réparations portent sur l'écran. Vient ensuite la batterie. Ce sont des réparations qui nécessitent une demi-heure de travail", précise Frédéric Loriers.

Des réparations et bien plus

La chaîne Save, dont le concept sera implanté dans l'ensemble du réseau Helpix durant le mois de juillet, propose, outre la réparation en boutique endéans les 40 minutes, des solutions d'assurances, des accessoires de protection et, surtout, des appareils reconditionnés, garantis un an et vendus à un prix nettement plus abordables que les modèles neufs.

Pour alimenter cette filière de recyclage et de remise en vente, Save vise le marché des entreprises. "C'est un réservoir énorme de modèles inutilisés parce qu'ils ne correspondent plus aux besoins de l'entreprise, mais qui ne sont pas nécessairement déclassés. Ils peuvent être reconditionnés pour un autre type d'utilisation ou simplement recyclés. Dans tous les cas, en s'en débarrassant, la société peut les valoriser et poser un geste écoresponsable", analyse Frédéric Loriers.

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