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Le cours de Colruyt bondit après de bons résultats

©BELGA

Après un premier semestre mitigé, le n° 1 belge de la distribution clôture l’année comptable 2017-2018 avec un chiffre d’affaires en hausse de 3,4%. Ses marges, sous pression durant les six premiers mois, progressent légèrement. L'action bondit sur Euronext Bruxelles ce mercredi.

Le premier semestre du groupe Colruyt avait été marqué par un recul de ses marges, tirées vers le bas par la pression des campagnes promotionnelles de la concurrence, notamment les hard discounters Aldi et Lidl. Visiblement, les rivaux du groupe de Hal ont ressenti le besoin de se donner un peu d’oxygène. Les choses se sont en tout cas calmées au second semestre.

De quoi permettre au groupe Colruyt de clôturer son exercice 2017-2018 sur des performances positives que n’attendaient pas les analystes. À périmètre comparable, autrement dit en excluant la société française de restauration hors domicile Pro à Pro, vendue en février 2017 au groupe Metro, l’enseigne de Hal voit son chiffre d’affaires augmenter de 3,4% pour dépasser les 9 milliards d’euros.

Hors carburants, il a progressé de 2,8% en raison de la hausse des prix de vente, de l’extension de la surface de vente et de la croissance organique.

"Au second semestre, les actions promotionnelles de nos concurrents étaient moins intensives."
Marc Hofman
CFO de Colruyt

La progression de l’excédent brut d’exploitation (ebitda) est plus nette encore puisqu’il gagne 5,3 % à 734 millions d’euros.

Sur base comparable, le bénéfice par action passe de 2,36 à 2,60 euros. De quoi autoriser le conseil d’administration à proposer aux actionnaires le versement d’un dividende de 1,22 euro par titre — contre 1,18 euro au titre de l’exercice 2016-2017.

Baisse neutralisée

Du côté des marges, l’exercice clôturé le 31 mars surprend dans le bon sens.

Face aux actions promotionnelles des concurrents, Colruyt, fidèle à sa politique d’ajustement permanent aux prix les plus bas, avait subi au premier semestre un recul de sa marge bénéficiaire brute et de sa marge opérationnelle.

Barclays relève son objectif de cours sur l'action Colruyt, de 38 à 41 euros. --> Notre briefing Actions belges

Plus rien de tout cela en fin d’exercice. Si le résultat opérationnel (ebit) reste au niveau de celui de l’exercice précédent (5,4% du chiffre d’affaires), la marge bénéficiaire brute progresse de 25,8% à 26% sur l’ensemble de l’exercice, la marge d’ebitda passant quant à elle de 8% à 8,1 %. La baisse enregistrée au premier semestre a été totalement neutralisée.

"Nous avons constaté au second semestre que les actions promotionnelles de nos concurrents étaient moins intensives. Mais ces résultats sont aussi le résultat des efforts consentis par nos collaborateurs pour améliorer l’efficacité des opérations. Et les investissements dans l’automatisation ont été rentabilisés", souligne Marc Hofman, le directeur financier du groupe Colruyt.

Toujours plus présent

L’enseigne de Hal continue par ailleurs de rogner des parts de marché. En Belgique, elle est passée de 31,7 % en 2016-2017 à 31,8% l’année suivante.

Les magasins Colruyt de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 2% en raison de l’afflux de nouveaux clients et de l’inflation. Les magasins OKay, Bio-Planet et Cru ont vu leurs revenus gonfler de 7%, une hausse portée notamment par de nouvelles ouvertures de magasins.

En France, un marché marqué par un recul des prix, les magasins Colruyt voient leurs revenus progresser de 7,8 % (hors carburants).

À noter aussi la progression du chiffre d’affaires en ligne, qui a atteint 370 millions d’euros. Il représente plus de 5% du chiffre d’affaires du commerce de détail, hors carburants, une part supérieure à la moyenne du marché.

Fidèle à ses habitudes, le groupe Colruyt s’abstient de toute prévision pour l’exercice 2018/2019. Il se borne à prédire le maintien de la pression concurrentielle sur le marché de détail et ne prévoit pas d’amélioration "significative" du climat économique pour le consommateur en Belgique. En France, le groupe table sur une légère inflation et sur une poursuite de l’évolution positive de la confiance des consommateurs.

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