Le dialogue de sourds se poursuit chez Makro

Les syndicats se disent prêts à suspendre les actions en échange d'une véritable négociation avec la direction de Makro. ©BELGA

Une nouvelle réunion s'est clôturée sans accord jeudi chez Makro. Les syndicats appellent la direction à enfin discuter de la nouvelle organisation. Celle-ci déplore la situation.

Syndicats et direction de Makro se sont une nouvelle fois quittés au milieu de la nuit sans un accord. Les syndicats exigent plus que jamais un dialogue social "respectueux" et d'établir un calendrier clair des négociations.

Ils se disent prêts à suspendre les actions si la direction se montre enfin prête à négocier un encadrement des mesures annoncées. "Pour l'instant, la direction se limite davantage à informer qu'à négocier", explique Jean-Pierre Boninsegna, Secrétaire fédéral SETCa.

"Nous sommes allés jeudi beaucoup plus loin que ce que nous devrions faire légalement."
Vincent Nolf
CEO de Makro Belgique

De son côté, la direction indique qu'elle a toujours dit qu'elle respecterait toutes les CCT. Elle dément vouloir imposer ses projets unilatéralement.

"Nous sommes allés jeudi beaucoup plus loin que ce que nous devrions faire légalement", explique Vincent Nolf, CEO. "À l’issue de cette réunion, nos propositions ont été rejetées." 

Changement de fonctions

La direction de Makro a annoncé il y a une dizaine de jours qu'elle ne prolongerait pas 100 à 200 contrats temporaires dans le courant de l'année prochaine, mais surtout qu'elle envisageait la mise en place d'une nouvelle organisation de travail axée sur une plus grande polyvalence et la disparition de certaines fonctions.

"Makro Belgique ne peut rester une entreprise subsidiée par le groupe et doit être en mesure de regagner ses bénéfices."
Front commun syndical

Les syndicats veulent donc avoir une définition précise de chacune des fonctions et que cette nouvelle organisation soit mise en place via un plan national négocié.

"Dans l'état actuel des choses, chaque responsable de magasin pourra appliquer cette réorganisation sans contrôle syndical. Et on sait que souvent l'intérêt particulier prime sur l'intérêt général", poursuit le syndicaliste.

Fin de la perfusion

Les syndicats reconnaissent, par ailleurs, la situation délicate de la filiale belge de Makro. "Makro Belgique ne peut rester une entreprise subsidiée par le groupe et doit être en mesure de regagner ses bénéfices", déclarent-ils en front commun.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés