Le groupe Maxi Toys est à vendre

Le groupe Maxi Toys, en réorganisation judiciaire, cherche un repreneur. ©BELGA

Le groupe Maxi Toys, en réorganisation, se cherche un repreneur. Les avocats de la société ont plaidé la connexité des réorganisations judiciaires entre la Belgique et la France. La justice belge pourrait décider du sort des 1.059 travailleurs du groupe.

L'ensemble du groupe Maxi Toys, composé de trois sociétés belges et d'une société française, se cherche un repreneur, a-t-on appris lundi alors que les avocats de la société se sont rendus au tribunal de l'entreprise de Mons pour demander aux juges de joindre la demande de réorganisation judiciaire (PRJ) de l'entité française aux demandes de PRJ des trois entités belges déposées il y a deux semaines. Le groupe, confronté à d'importantes difficultés financières, n'a pas le choix. La société ne dispose plus de liquidités pour payer ses dettes à court terme et idéalement, elle devrait passer de nouvelles commandes en vue des fêtes de fin d'année, qui, habituellement, permettent au groupe de réaliser 50% de son chiffre d'affaires. La stock actuel du groupe ne lui permettra pas de faire face à cette période des fêtes de fin d'année et il apparaît clairement que la poursuite des activités est menacée.

Connexité entre la Belgique et la France

C'est dans cette optique que Jean-François Goffin et Virginie Frémat (CMS), les deux avocats de la société, se sont présentés au tribunal de l'entreprise afin de demander la désignation d'un ou plusieurs mandataires de justice chargés du transfert des activités, soit, autrement dit, chargés de trouver un repreneur. Au cours de l'audience, les avocats ont demandé au tribunal de ne pas traîner, la trésorerie limitée du groupe ne lui permettant plus de tenir le coup bien longtemps. 

Les avocats de la société ont plaidé la connexité des réorganisations belge et française.

Au cours de cette audience, après la présentation de la situation en Belgique - Maxi Toys Belgique (161 travailleurs), Bart Smit (119 travailleurs) et Logitoys (127 travailleurs) -, Jean-François Goffin a plaidé la connexité des PRJ, souhaitant que la procédure française soit également gérée par le tribunal de l'entreprise de Mons. Pour cela, l'avocat s'est appuyé sur le règlement européen 1346/2000 relatif aux procédures d'insolvabilité. L'article 3 de ce règlement prévoit qu'une procédure principale peut être ouverte au lieu où le débiteur a installé le centre de ses intérêts principaux. 

1.059
travailleurs
Le nombre de travailleurs du groupe Maxi Toys en comptabilisant les activités en Belgique et en France.

Dans le cadre de Maxi Toys, même si le groupe compte 129 magasins en France et y emploie 652 salariés, Jean-François Goffin s'est employé à démontrer que le centre des intérêts du groupe se trouvait en Belgique. Par ailleurs, tant le CEO que les administrateurs du groupe sont Belges et le QG du groupe se trouve en Belgique. Si les juges suivent cette demande de connexité, le futur des 1.059 travailleurs de Maxi Toys se jouera devant la justice belge

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