Le nombre d'emplois supprimés chez Carrefour est réduit à 950

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Le Setca avait refusé de signer le protocole d'accord chez Carrefour, alors que les syndicats chrétiens et libéral l'avaient accepté. Mais le syndicat socialiste a finalement obtenu des avancées et accepte le nouveau texte. Bref, tout le monde est d'accord et le nombre d'emplois supprimés à été revu à la baisse.

La direction de Carrefour Belgique a signé un protocole d'accord concernant le plan de transformation de l'enseigne avec ses partenaires sociaux. Le nombre d'emplois supprimé est réduit à 950, au lieu des 1.233 évoqués depuis le mois de janvier, tandis que quatre formules de départ volontaire seront proposées aux travailleurs afin d'éviter tout licenciement sec.

Contrairement à ses homologues des syndicats chrétiens (LBC et CNE) et libéral (CGSLB), le Setca (FGTB) avait refusé jeudi d'approuver en l'état le protocole d'accord conclu lundi soir avec la direction de Carrefour sur la restructuration de l'enseigne. Le syndicat butait sur trois points:

• Le sort des malades de longue durée.

• Les réactions politiques suscitées par l'annonce du protocole d'accord. Le Setca demandait que le crédit-temps de fin de carrière soit élargi.

• Il voulait que la direction précise quel volume d'emplois sera garanti au sein de la structure centrale de l'enseigne, basée à Evere.

Mais aujourd'hui, le syndicat socialiste explique avoir obtenu des avancées. Il a donc accepté de signer le protocole d'accord modifié.

Le syndicat socialiste n'a pas eu gain de cause sur tout. Il n'a pas obtenu l'accès plus large, pour les malades de longue durée des cinq magasins hypermarchés transformés en Market, aux formules de départs volontaires de l’entreprise. Mais il a eu la garantie que la direction, en cas de retour au travail de ces malades de longue durée, leur assurera un poste adapté dans l’hypermarché le plus proche de leur domicile. Ce qui éloigne le spectre d’un licenciement pour force majeur pour ces personnes.

"Cette piste de crédit-temps élargi permettra, à n’en pas douter, d’éviter ainsi des licenciements."
Setca

La direction a en outre confirmé qu’elle n’opérera pas, au-delà de la restructuration actuelle, de licenciement économique de CDI jusque fin 2022. "Si d’hypothétiques externalisations devaient être envisagées, elles feraient l’objet d’une négociation préalable à toute mesure impactant l’emploi", assure le Setca. Carrefour permettra les crédits-temps, tant au siège que dans les magasins, jusque et en ce compris la catégorie 5.

"C’est une avancée, sachant que pas mal de managers risquent de voir leurs postes de travail disparaître dans le cadre de la nouvelle organisation des magasins. Cette piste de crédit-temps élargi permettra, à n’en pas douter, d’éviter ainsi des licenciements", explique le syndicat rouge.

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