Le personnel belge de Wibra est dans le brouillard complet

21 magasins de Wibra sont partis en grève ce vendredi. ©ANP

Quel avenir pour Wibra en Belgique? Quelles garanties pour les salariés? Sans réponse à ces questions, le personnel de 21 des 81 magasins est parti en grève.

La grogne monte chez Wibra. Le personnel veut des garanties alors que Wibra, en réorganisation judiciaire, a annoncé sa volonté de reprendre 30 magasins sur les 81. Ce vendredi, 21 magasins sont donc partis en grève.

Les syndicats craignent que Wibra Belgique demande la faillite pour la partie non reprise. "Nous constatons dès maintenant que certains magasins ne sont déjà plus livrés depuis trois semaines", indiquent le SETCa et la CNE dans un communiqué.

"La direction ne donne aucune garantie quant aux indemnités légales liées à un licenciement éventuel."
SETCa et CNE

Reprise ou faillite?

Les syndicats évoquent surtout le flou qui entoure la reprise éventuelle. Fin juillet, Wibra Belgique avait demandé à être placée en réorganisation judiciaire. Un curateur avait été mandaté pour trouver un repreneur pour les activités. C'est alors que la direction de Wibra avait marqué son intérêt pour 30 magasins qui seraient intégrés dans une nouvelle société.

40%
des salariés
Selon les syndicats, 40% des 427 salariés de Wibra ont plus de 50 ans.

"La direction refuse toutefois de préciser ce qu’il adviendra du personnel non repris et ne donne aucune garantie quant aux indemnités légales liées à un licenciement éventuel."

Une facture qui pourrait glisser vers l'ONSS

Les syndicats craignent que, si la faillite des magasins non repris est demandée, le coût de la restructuration glisse vers l’ONSS par le biais du Fonds de fermeture des entreprises (FFE). Ce fonds paie les créances du personnel à concurrence de maximum 25.000 euros bruts.

Or, ajoutent les syndicats, 40% des 427 salariés de Wibra ont plus de 50 ans et la même proportion a une ancienneté supérieure à 20 ans. "Le calcul est vite fait." Et de conclure: "Il est inacceptable que la loi belge légalise des constructions mortuaires."

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