Le shopping devrait être possible mardi ou mercredi, sans rendez-vous

L'option des ouvertures de magasins sur rendez-vous aurait été abandonnée au profit d'un nombre limité de clients présents en même temps. ©EPA

La réouverture des commerces non essentiels ne semble plus faire de doute. Reste à encadrer les clients pour éviter des attroupements.

La réouverture des commerces non-essentiels semble acquise. Le Comité de concertation de ce jour devra en baliser les modalités. Les magasins pourraient ainsi rouvrir leurs portes mardi ou mercredi, a indiqué le ministre en charge de l'Économie, Pierre-Yves Dermagne, sur les ondes de BEL RTL.

La piste d'une ouverture sur rendez-vous semble avoir été abandonnée. "C'était possible pour certains commerces, mais pas pour tous. Nous avons donc opté pour une limitation des clients par m²." Le chiffre de 1 client par 10 m² est ainsi sur la table.

"Il faut tout faire pour amortir le choc. Cela vaut une analyse secteur par secteur pour pouvoir accompagner sur le long terme pour éviter des licenciements."
Pierre-Yves Dermagne
Ministre de l'Économie

Appel au sens civique

Reste encore à gérer les foules dans l'espace public. "Nous allons encadrer les foules avec la collaboration des villes et communes. Des stewards, des portails, pourraient ainsi éviter les attroupements."

1 client
par 10m²
L'une des pistes évoquées pour la réouverture des commerces serait de limiter les présences en magasin à 1 client par 10 m²

Le ministre affirme être en contact, depuis plusieurs jours, avec le secteur du commerce pour encadrer au mieux cette réouverture.

Si le risque d'une 3e vague de contamination reste à l'esprit des autorités, Pierre-Yves Dermagne affirme que des contrôles seront nécessaires, mais il appelle surtout au sens civique de la population.

Un soutien à long terme

Et quid de l'avenir? Le ministre plaide pour la poursuite du moratoire sur les faillites et des mesures de chômage économique. "Il faut tout faire pour amortir le choc. Cela vaut une analyse secteur par secteur pour pouvoir accompagner sur le long terme pour éviter des licenciements."

Les professions de contact doivent aussi rouvrir

L'appel vient du Syndicat neutre des indépendants: la réouverture des commerces non-essentiels doit aussi concerner les professions de contact. Il craint de voir ces commerces oubliés dans les débats.

"Commerçants, coiffeurs, salons de toilettage pour chiens, saunas privés, tatoueurs, commerçants ambulants… : pour tout entrepreneur, il est mentalement important de ne plus devoir rester fermé mais de pouvoir redémarrer son activité en ce mois de décembre si important. Dans le cas contraire, on verra un ras-de marée de faillites", lit-on dans un communiqué.

Comme Comeos le faisait plus tôt cette semaine, Christine Mattheeuw, présidente du SNI, rappelle que les commerces sont ouverts chez nos voisins. "Les Pays-Bas et la France ont annoncé des assouplissements pour les professions de contact et les commerçants. Il serait étrange de ne pas le faire en Belgique, car cela ouvrirait la porte à un tourisme de masse vers les pays voisins, ce qui permettrait ainsi au virus de davantage circuler", lance-t-elle.

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