Le spectaculaire parcours boursier de Colruyt, la mal-aimée des analystes

©Getty Images/AFP

Le distributeur Colruyt publie ses chiffres semestriels ce mardi soir. Selon Degroof Petercam, ils devraient être solides. Retour sur son parcours boursier de ces derniers mois.

Pas facile d’avoir le sourire en Bourse ces derniers mois. Le millésime 2018 sera d’ailleurs à oublier au plus vite. Depuis le début de l’année, le Bel 20 a perdu une quinzaine de pourcent. Et une valeur comme AB InBev  pour laquelle la plupart des analystes tressait des lauriers accuse une chute de 30% sur l’année.

Il y a toutefois une pépite qui a tiré discrètement son épingle du jeu alors que ces mêmes analystes lui tournaient le dos: Colruyt . Une large majorité d’entre eux (lire plus bas) conseillait même - et recommande toujours - de rester à l’écart de la valeur. Résultat: l’action du distributeur a touché tout récemment un plus haut historique et affiche un parcours exceptionnel en ces temps boursiers troublés et hautement volatils avec un gain de 32% depuis le mois de janvier.

Semestriels "solides"

Ce mardi, après Bourse, le distributeur de Hal publiera ses résultats pour le premier semestre de son exercice décalé. Et selon Fernand de Boer de Degroof Petercam, ils devraient être solides.

Il table sur des ventes nettes en hausse de 3,3% grâce à des conditions de marché favorables et à l’expansion de sa base de magasins et malgré un effet de calendrier négatif. L’Ebitda, de son côté, devrait afficher une progression de 7,7% à 377 millions d’euros soutenu par une amélioration de la marge brute et un bon contrôle des coûts.

L’analyste estime que le bénéfice net atteindra 204 millions d’euros contre 179 millions un an auparavant. Et il s’attend à ce que le groupe de distribution maintienne les prévisions formulées lors de l’assemblée générale annuelle. Pour rappel, Colruyt prévoit, pour l’ensemble de l’exercice, un résultat net consolidé supérieur au précédent (351 millions d’euros). Cette prévision prend en compte un bon premier semestre et une concurrence accrue au cours du second.

En se basant sur ses nouvelles estimations et en intégrant la valeur cachée de Parkwind, une société qui installe des parcs à éoliennes en mer,  estimée à 400 millions d’euros, Fernand de Boer a relevé son objectif de cours sur douze mois de 51 euros à 56 euros ce qui est correspond, grosso modo, au cours actuel.

Valeur refuge

"Nous nous attendons à ce que la concurrence s’intensifie mettant la pression sur la croissance des bénéfices à partir du deuxième semestre", souligne l’analyste. "C’est pour cette raison que nous voyons un potentiel de croissance limité sur une base de 12 mois." Il met toutefois en avant le caractère défensif de Colruyt qui peut jouer un rôle de valeur refuge dans le contexte agité que l’on connaît.

Sur les 18 analystes recensés par Bloomberg qui suivent Colruyt, 13 suggèrent de "vendre" le titre et cinq de le conserver. Personne ne recommande un achat. L’objectif de cours moyen atteint 42 euros avec un plus haut de 56 euros chez Degroof Petercam et un plus bas de 33,5 euros calculé par Morningstar. 

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