Makro adopte des mesures de relance qui passent mal

Les mesures annoncées par Vincent Nolf, le CEO de Makro, passent mal auprès des syndicats et du personnel. ©BELGA

La direction de Makro a annoncé une nouvelle organisation du travail et la suppression de contrats temporaires. Les syndicats réclament une concertation.

Remous sociaux en vue chez Makro. La direction des 6 magasins belges de la filiale du géant allemand Metro a annoncé jeudi matin une série de mesures visant à redresser une situation financière toujours précaire.

Parmi celles-ci figurent une nouvelle organisation du travail basée sur une plus grande polyvalence du personnel, la suppression de certaines fonctions, un écrémage de l'offre, des modifications dans les horaires et une plus grande automatisation passant par le remplacement d'une partie des caisses "physiques" par des self-scannings. Il est aussi question de la non-prolongation de contrats temporaires (entre 100 et 200).

La direction justifie ces mesures par la nécessité de s'attaquer aux "coûts structurels qui entravent son développement économique". Si Makro a, comme les autres enseignes, profité de la crise du Covid-19 pour redonner des couleurs à ses comptes, ses résultats restent dans le rouge malgré un chiffre d'affaires en progrès.

Mais l'initiative de la direction passe mal auprès des syndicats et du personnel. Le front commun stigmatise des économies "entièrement réalisées sur le dos du personnel" et une modification des conditions de travail "sans aucune concertation sociale".

A ce stade, la direction a préféré organiser des assemblées d'information dans les 6 Makro du pays (Alleur, Lodelinsart, Leeuw-St-Pierre, Deurne, Eke et Machelen). Le personnel des magasins de Deurne et Machelen (Vilvorde) s'est croisé les bras dès jeudi après-midi, et les magasins de Leeuw-Saint-Pierre et Eke, près de Gand, resteront portes closes ce vendredi.

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