Nouveau coup de chaud social chez Mestdagh

Quasi tous les magasins du groupe Mestdagh sont fermés ce jeudi. ©Photo News

Une action paralyse quasi tous les magasins du groupe Mestdagh. Les syndicats déplorent que la direction se refuse, pour l'instant, à régulariser les contrats.

"La coupe est pleine". Tel est le sentiment des salariés du groupe de distribution Mestdagh qui sont partis en grève ce jeudi. À cette heure, 42 magasins (sur 49) sont fermés pour dénoncer notamment la précarité des contrats de travail.

Alors que les travailleurs réclament une régularisation des contrats à durée déterminée qui évoluent au rythme d'avenants fréquents, la direction a répondu que cela n'était pas possible pour l'instant. "C'est pourtant l'enseigne de distribution qui utilise le plus d'intérimaires qui viennent ainsi chaque jour remplir les plannings", explique Evelyne Zabus, de la CNE (Centrale nationale des employés et des cadres du secteur privé), tout en dénonçant la précarité grandissante.

Cet échec des discussions s'ajoute à l'échec des négociations de l'accord interprofessionnel (AIP) qui reprend une grande partie des revendications du personnel de Mestdagh.

Dans le chef de la direction, on se refuse à tout commentaire. "Nous sommes en pleine négociation. Rien n'est fermé. Nous ne souhaitons, de ce fait, faire aucun commentaire", explique Fabienne Bryskère, CEO.

Un air d'AIP

Cet échec des discussions s'ajoute à l'échec des négociations de l'accord interprofessionnel (AIP) qui reprend une grande partie des revendications du personnel de Mestdagh: revalorisation salariale, aménagement des fins de carrière, réduction des temps partiels.

L'action, menée ce jour en front commun syndical, est un message à la direction que ce qui est sur la table n'est pas acceptable. "Nous ne sommes pas des irresponsables et ne demandons pas la lune après une réorganisation, mais juste une évaluation correcte de la situation."

360
emplois
En 2018, un plan social s'était déjà traduit par 360 pertes d'emplois.

La goutte d'eau...

En octobre 2019, ces demandes avaient déjà été avancées par les salariés de Mestdagh. Des engagements avaient alors été faits en matière de réduction du recours aux intérimaires, une révision de la méthode de calcul du temps de travail, la politique d'emploi...

Un an auparavant, direction et syndicats s'étaient mis d'accord sur les modalités du plan social qui s'était traduit par 360 pertes d'emplois. "À l'époque, nous avions déjà fait de gros effort et accepté plus de polyvalence. Là, maintenant, c'est trop", conclut Evelyne Zabus.

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