Pourquoi Ahold Delhaize est à la traîne de son secteur

©ANP XTRA

Depuis le début de l'année, l'action Ahold Delhaize n'a gagné que 3% alors que dans le même tant l'indice sectoriel s'adjugeait 24%. Le groupe présentera ses résultats du 3e trimestre mercredi matin.

On se souviendra que les résultats du 2e trimestre d’Ahold Delhaize ne furent guère glorieux. Ils avaient été amplement influencés par une longue grève au sein de la filiale Stop & Shop. Le bénéfice opérationnel sous-jacent s’était ainsi contracté de 14% à 594 millions d’euros.

Croissance des ventes de 4,6%

Rien de tel à attendre pour les chiffres du 3e trimestre qui seront publiés mercredi matin. Le consensus des analystes table, en effet, sur une croissance des ventes de 4,6% à 16,5 milliards d’euros et sur une timide progression (+0,7%) du bénéfice opérationnel sous-jacent à 703 millions d’euros. Le bénéfice par action devrait toutefois reculer de 7,3% à 0,38 euro.

En fait, quels que soient les chiffres annoncés par le distributeur, le marché leur réserve en général un accueil plutôt froid. Hans D’Haese d’ING ("acheter"; 22 euros) a remarqué que lors des dernières publications de résultats trimestriels, l’action a sous-performé le marché alors qu’à trois reprises ils étaient meilleurs que prévu, et une autre fois en ligne avec les attentes.

Bilan boursier maussade

Cette sorte d’indifférence se remarque aussi au niveau du bilan de l’action. Depuis le début de l’année, elle a grappillé 3% alors que l'indice sectoriel Stoxx 600 affiche un bond de 24%. Sur un an, le gain atteint 12% tout comme sur trois ans...

L’objectif de cours moyen des analystes qui suivent la valeur est de son côté en ligne avec le cours actuel. Une douzaine d’entre eux recommandent un achat de la valeur, 13 de la conserver et 6 de la vendre.

Pourtant, constate Hans D’Haese, l’action se négocie actuellement avec un ratio cours bénéfices estimés de 2020 de 13 alors qu’il est de 15 pour la moyenne de ses pairs. Même tendance pour le ratio valeur d’entreprise sur Ebitda.

"Cette décote est principalement due à son profil de croissance (plus faible que celle anticipée pour ses concurrents) et un ROCE de 15% (rentabilité des capitaux investis, Ndlr) légèrement inférieur à celui de ses pairs européens (16%) et américains (18%)".


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