Protection Unit en nette croissance en 2020

Le commerce de détail constitue un nouveau marché du gardiennage depuis le début de la crise sanitaire. ©SAMUEL SZEPETIUK

Depuis la fusion avec Fact, il y a un peu plus d'un an, Protection Unit bénéficie d'un effet de taille critique. Le chiffre d'affaires du nouveau groupe grimpe de 18% en 2020.

Même si elle est intervenue quelques mois avant le plus fort de la crise sanitaire du coronavirus, la fusion entre Protection Unit et Fact porte ses fruits et n'a pas eu à souffrir du ralentissement économique. Que du contraire.

Les pertes d'activités enregistrées dans l'événementiel, la branche d'activité principale de Protection Unit avant fusion, ont été compensées par la combinaison des deux groupes, l'obtention de nouveaux marchés et la perspective de nouvelles activités grâce à la crise sanitaire. "Certains secteurs ont été véritablement boostés par les mesures de sécurité imposées par le Covid", constate Yves Bastin, COO de Protection Unit. C'est le cas particulièrement pour le commerce de détail, le milieu hospitalier et les centres de tests Covid.

Au total, Fact et Protection Unit ont réalisé un chiffre d'affaires pro forma de 55 millions d'euros en 2019. Pour 2020, la nouvelle entité Protection Unit devrait atteindre 65 millions d'euros, soit une progression de 18%, compte tenu d'une perte estimée à 5 millions d'euros dans l'événementiel.

"L'augmentation du chiffre d'affaires provient de deux facteurs", analyse Nicolas Van Ysendyck, directeur commercial de Protection Unit. "D'abord d'un repositionnement par opportunité qui nous a permis de réagir rapidement à de nouvelles demandes. Mais surtout par un effet de taille. Nous sommes présents dans davantage de secteurs. La seule activité que nous ne prestons pas est le transport de fonds. Et notre taille nous donne accès à tous les marchés publics notamment."

Taille critique

Grâce à cette taille critique, Protection Unit peut maintenant rivaliser avec les trois grands du secteur du gardiennage en Belgique que sont Securtias, G4S et Seris. Depuis la fusion, le groupe a décroché le contrat avec Liège Airport et un lot à BSCA. "Une première pour une société belge", affirme Yves Bastin. Protection Unit a également remporté l'appel d'offres pour la surveillance de Bruxelles Expo, détrônant G4S qui détenait le contrat depuis 45 ans.

"Mais surtout, nous avons pu consolider nos positions à travers la fusion. Nous avons enregistré un taux de rétention de 100% chez nos clients. Franchement, c'était inespéré!", se réjouit Bastin.

L'entreprise, qui met en avant son caractère belgo-belge face à ses concurrents internationaux, ne pourrait l'être sans être davantage en Flandre. Ce sera le prochain cheval de bataille du groupe dans les semaines et les mois à venir. "Aujourd'hui, nous ne réalisons que 2 millions de chiffre d'affaires en Flandre. C'est moins qu'au Grand-Duché du Luxembourg", constate Van Ysendyck.

Objectif Flandre

Le nord du pays, avec son tissu industriel, les ports et l'aéroport national notamment représente la plus grande part du gâteau belge de la sécurité et du gardiennage, dont le top 3 du secteur détient 80%. "Il y a des places à prendre malgré tout. Et nous avons déjà des références dans l'industrie ou le football", assure le directeur commercial.

Mais pour s'imposer en Flandre, il faut recruter local. "Mais le marché est plus difficile qu'en Wallonie, grâce à un taux d'emploi plus élevé", fait remarquer Bastin. Protection Unit mise essentiellement sur une croissance organique et sur son centre de formation interne pour arriver à ses fins. Mais l'entreprise n'écarte pas la croissance externe. "Cela fait aussi partie de notre stratégie, comme nous l'avons fait il y a deux ans avec SGI pour prendre pied à Bruxelles. Mais aujourd'hui, les entreprises flamandes nous contactent, ce qui n'était pas le cas avant la fusion", conclut Bastin.

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