Quand la surconsommation du "Black Friday" appelle aux manifestations

Les activistes du mouvement ATTAC ont manifesté devant le siège français d'Amazon à Clichy. ©AFP

Dans plusieurs parties du monde, des employés et des associations se sont mobilisés pour protester contre Amazon et la surconsommation.

Ce vendredi, à l'occasion du "Black Friday", plusieurs associations, militants ou manifestants se sont mobilisés pour dénoncer la surconsommation

À Paris, des dizaines de militants se sont rassemblés devant le siège français d'Amazon, tandis que d'autres ont brièvement bloqué un entrepôt du géant américain près de Lyon.

©ATTAC FRANCE/STOP AMAZON

Réunis notamment à l'appel d'Attac et Greenpeace pour cette action présentée comme "non violente et joyeuse", les manifestants ont déroulé devant le siège de Clichy, près de Paris, des banderoles hostiles au géant du commerce en ligne avant de s'asseoir devant le siège de l'entreprise aux cris de: "On dit stop au Black Friday et à son impunité!", ont constaté des journalistes des l'AFP.

Plusieurs associations à l'origine du mouvement

Au même moment près de Lyon (centre-est), une centaine de militants écologistes ont brièvement bloqué deux entrées d'un entrepôt Amazon, selon la police et les organisateurs.

Réunis à l'appel de plusieurs associations dont Youth for Climate, Extinction Rebellion, Greenpeace et Attac, les protestataires entendaient dénoncer le principe même du Black Friday, "journée dédiée à la surconsommation et aux achats compulsifs", selon une militante d'Alternatiba ANV Rhône.

Grève en Allemagne 

©AFP

Des centaines d'employés du géant américain Amazon se sont également mis en grève pour de meilleurs salaires et conditions de travail en Allemagne. 

La grève, à l'appel du syndicat Verdi, doit durer jusqu'à mardi, perturbant ainsi l'activité de lundi, autre journée de promotion sur les ventes en ligne. La grève touche, selon Verdi, les centres de distribution Amazon de Leipzig, Bad Hersfeld, Coblence, Rheinberg, Werne et Graben. "Leur travail ne peut pas être rémunéré à des montants dérisoires", a dénoncé Verdi dans un communiqué. Le syndicat réclame une convention collective pour garantir "un salaire décent et des emplois de qualité et sains".

 

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