Quatre magasins Match/Smatch échappent à la fermeture

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Une nouvelle renontre entre direction et syndicats du distributeur Match/Smatch a permis de dégager mardi soir un accord qui met un terme à la procédure Renault. Les licenciements secs devraient rester limités à maximum vingt.

Le préavis de grève déposé la semaine dernière par les syndicats a-t-il fait pencher la balance ? Après le rejet, jeudi dernier, du protocole d'accord social par les travailleurs des enseignes Match et Smatch, la direction a convié mardi les syndicats à une rencontre de la dernière chance.

Elle a débouché sur un accord en soirée. "Trois points de blocage sur 4 ont été obtenus, entre autres la garantie d'emploi future et la création d'un organe paritaire de surveillance" de la mise en oeuvre de l'accord, précise Dany Dubois, permanent CNE (CSC).

Quatre des seize supermarchés menacés de fermeture échappent au couperet: 
> Le magasin de Jodoigne sera transformé en un plus petit magasin sous l'enseigne Smatch
> Trois autres magasins
(à Spa, Nivelles et Eertveld) seront repris par le Groupe Delfood, société sœur de Match/Smatch au sein du groupe Louis Delhaize. Les travailleurs qui auront choisi d'être "transférés" garderont leurs conditions de travail et salariales.
> Les magasins Match de Dinant, Erquelinnes, Eupen, Moustier-sur-Sambre et les Smatch de Jupille, Ougrée, Deinze, Ingelmunster, Coxyde, Merchtem, Waarchoot et Zomergem fermeront par contre leurs portes.

20
licenciements
Deux cent dix emplois sur un total de 2.500 étaient menacés. Les licenciements secs devraient touchés maximum 20 personnes.

Pour rappel, la direction des deux enseignes du groupe Louis Delhaize a présenté début septembre un "plan énergique de transformation" prévoyant notamment la fermeture de sept supermarchés Match, tous situés en Wallonie, et neuf magasins de proximité Smatch (sept en Flandre et deux en région liégeoise). Deux cent dix emplois sur un total de 2.500 étaient menacés. La convention collective signée mardi soir limite la casse.

"Les licenciements secs peuvent être quasi inexistants ou en tout cas limités au maximum", soulignent les syndicats dans un communiqué. On parle d'un maximum de 20 licenciements. "Sur les 210 emplois concernés, 90% seront sauvés", précise Danny Dubois.

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