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"Tous les magasins Mestdagh fermés"

©BELGA

Les négociations relatives au plan social annoncé par la direction de Mestdagh en mai dernier sont, selon les syndicats, dans l'impasse. Pourtant le temps presse: le recours aux régimes de prépensions à 56 ans ne sera plus possible après la fin de l'année.

Nouveau mouvement de grogne dans les magasins du groupe Mestdagh alors que les négociations sur le plan social sont au point mort. Selon Danny Dubois, permanent CNE, les travailleurs devraient se croiser les bras trois jours durant. "Suite à l’échec de la réunion de négociation hier, tous les magasins Mestdagh sont partis en grève ou vont le faire tout prochainement."  

Au moins quinze grandes surfaces sont fermées ce matin, en région liégeoise, à Bruxelles et dans le Brabant wallon. Des assemblées du personnel sont en cours dans le Namurois et si les informations en provenance des environs de Charleroi demeurent parcellaires, les syndicats sont confiants quant au fait que tous les magasins resteront portes closes ce mardi.

Les syndicats dénoncent l'attentisme de la direction, qui n'a pas encore clairement exposé sa vision pour l'avenir des 56 magasins intégrés et louvoie dans la conclusion du plan social.

Le 7 mai dernier, Mestdagh annonçait une importante restructuration incluant la suppression de quelque 450 emplois, sur les 2.300 travailleurs que compte le groupe. Depuis lors, cinq conseils d'entreprise extraordinaires et six réunions de négociation ont été organisés dans le cadre de la procédure de licenciement collectif, selon les syndicats. "À ce jour, nous devons constater que le blocage est total et que la direction n'entend pas donner satisfaction aux représentants des travailleurs: aucune solution n'est trouvée pour un plan social digne de ce nom. L'urgence du plan social s'impose pourtant à nous puisque des prépensions à 56 ans ne seront possibles que jusque fin 2018." Le temps est donc compté pour les négociateurs.

Lundi, une nouvelle réunion s'est tenue entre la direction et les syndicats, mais les discussions restent dans l'impasse. "La direction joue la montre, on dirait vraiment qu'elle veut aller au clash", regrette Myriam Delmée, vice-présidente du Setca.

Un point de vue partagé par Danny Dubois, qui estime que la direction tente d'imputer la responsabilité de la situation actuelle aux syndicats.

Le permanent CNE ajoute que des gérants et des directeurs de magasins ont également embrassé le mouvement, chose plutôt rare dans le secteur de la distribution. Ceux-ci ont été convoqués par la direction du groupe vers 11h. "Nous craignons qu'ils ne fassent l'objet de menaces ou de chantage."

 

Suite à l’échec de la réunion de négociation hier, tous les magasins Mestdagh sont partis en grève ou vont le faire tout prochainement.

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