La Bastoche se met à l'abri de ses créanciers

Brasserie La bastoche à Bruxelles. ©Tim Dirven

La Bastoche, restaurant bien connu des habitués du quartier du cimetière d’Ixelles, vient de se mettre à l’abri de ses créanciers. Le gérant a repris la totalité des actions de l’établissement.

Confronté à des difficultés financières, le restaurant La Bastoche, un établissement bien connu des habitués du quartier du cimetière d’Ixelles, vient de se tourner vers le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles pour se mettre à l’abri de ses créanciers. Le restaurant, représenté par l’avocat Gérard Leplat (Altalaw), a introduit mercredi matin une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ). Le gérant de l’établissement, Christophe Muschs, qui vient de reprendre 100% des actions de l’enseigne, compte bien remettre l’affaire sur les rails dans les meilleurs délais.

800.000 euros de dettes

"Un tel établissement ouvert quasiment 24h/24 est difficile à gérer."
gérard leplat
avocat de la bastoche

"Un tel établissement ouvert quasiment 24 heures sur 24 tous les jours est difficile à gérer et impossible à surveiller tout le temps", a entamé l’avocat pour expliquer une partie des difficultés rencontrées par La Bastoche qui se retrouve endettée à hauteur de près de 800.000 euros. Un peu de tiraillement avec un associé n’a pas aidé non plus, mais depuis deux jours, tout est réglé et le gérant, qui détenait déjà 75% des parts du restaurant, vient de mettre la main sur la totalité des actions. Enfin, quand l’actuel gérant a repris l’affaire, un procès était en cours concernant le bail du restaurant que le propriétaire des lieux voulait sensiblement revoir à la hausse. Un accord a pu être trouvé et cette épée de Damoclès a été décrochée jusqu’au prochain renouvellement de bail dans six ans.

Le repreneur de la Bastoche, présent à l’audience, a fait savoir qu’il allait reprendre la gestion en mains, qu’il avait procédé au licenciement d’un travailleur et qu’il venait de légèrement remonter les prix à la carte pour expliquer comment il comptait sortir de l’ornière. Enfin, un bien immobilier situé à la mer du Nord et qui se trouvait dans la société va être mis en vente, de quoi alléger les dettes. Enfin, une nouvelle clientèle venue de l’hôpital Chirec situé pas loin de là permettra au restaurant de relever son ticket moyen.

Présent à l’audience, un représentant du parquet ne s’est pas opposé à l’ouverture de cette PRJ.

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