La moitié du personnel de l’horeca au chômage temporaire en juin

Pendant la période du confinement, le secteur a vu la croissance enregistrée depuis le début 2019 totalement annihilée. ©Photo News

Pour la première fois depuis des mois, on a bel et bien assisté à une baisse du nombre de chômeurs temporaires dans l'horeca.

En juin, la moitié des travailleurs permanents de l’horeca était au chômage temporaire, selon une analyse du prestataire services RH Acerta. Celle-ci repose sur les données d’un échantillon de 10.000 travailleurs occupés auprès de plus de 2.400 employeurs.

67,9%
de chômage temporaire
Au plus fort de la crise sanitaire, plus de deux travailleurs permanents sur trois issus de l'horeca étaient en chômage temporaire.

Juste avant la crise, l’horeca était un secteur en croissance. Le nombre d'emplois dans le secteur atteignait en janvier dernier 138,3% du total recensé un an plus tôt.

En juin, il n'était plus de que de 71,5%. Les cafés et les restaurants ont été nettement plus touchés que les hôtels et autres structures d'hébergement, avec respectivement 69,2% et 97,2% d'emplois par rapport à janvier 2019

Etudiants et flexi-jobs, principales victimes

Les travailleurs flexi-jobs et les étudiants jobistes sont les plus grandes victimes de la crise. Par rapport au mois de référence de janvier 2019, en avril 2020, les flexi-jobs sont passés d’une part de 22 % à 3,9 %. Les étudiants sont quant à eux passés de 31,8 % à 15,7 %.

"On n s’attend pour les mois à venir à une poursuite de la baisse du chômage temporaire."
Olivier Marcq
Conseiller juridique chez Acerta

Depuis le déconfinement, le taux de chômage temporaire est donc en recul avec un taux de 50,8% en juin, contre 67,9 % en avril et 63,6% en mai.

Selon Olivier Marcq, conseiller juridique chez Acerta, " on s’attend pour les mois à venir à une poursuite de la baisse du chômage temporaire. Les mois d’été sont en effet des mois de pointe pour le tourisme et l’horeca, et cet effet continuera à jouer même en ces temps de coronavirus. Nous verrons peut-être aussi des étudiants revenir en renfort. Ceux qui sont tombés en premier, les travailleurs flexi-jobs, reviendront probablement aussi les derniers."

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