Le resto de l'Atomium est vendu

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Le restaurant qui se situe dans la plus haute boule de l'Atomium vient de changer de mains. Les repreneurs exploitent actuellement un restaurant à Bruxelles et une activité de photographe dans l'Atomium.

En procédure de réorganisation judiciaire depuis le mois d'avril, le restaurant situé dans la dernière boule de l'Atomium vient d'être vendu. Les repreneurs sont deux hommes d'affaires qui exploitent le "Resto 26" à Bruxelles et qui gèrent également une activité de photographe au sein même de l'Atomium. L'offre du restaurant François, qui était également sur les rails, n'a pas été retenue par le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles. Les suspicions de blanchiment d'argent levées lors d'une audience qui s'est tenue mercredi au tribunal n'ont pas été retenues

Contre l'avis du parquet

En vente depuis le mois d'avril, le restaurant de l'Atomium a attiré une dizaine de candidats. Mais il semble bien que les difficultés techniques du lieu à exploiter ont calmé les ardeurs. En bout de course, seuls deux candidats ont remis une offre. Toutes deux ont été présentées au tribunal de l'entreprise mercredi dernier. D'un côté, il y avait celle portée par Nigor Berisha et Martin Rama, deux hommes d'affaires qui, on l'a dit, exploitent un restaurant et gèrent une activité de photographe au sein de l'Atomium. L'autre offre émanait du restaurant François, bien connu des habitués du centre de Bruxelles. Au niveau du maintien de l'emploi (environ 25 personnes font tourner le resto de l'Atomium) et du plan financier, les offres étaient quasiment similaires. Par contre, là où le restaurant François mettait 258.000 euros sur la table, messieurs Berisha et Rama proposaient 500.000 euros pour la reprise. 

Au cours de l'audience de présentation des deux offres, le juge délégué Cédric van Zeeland avait fait état de suspicion de blanchiment d'argent en évoquant l'offre "Berisha-Rama". Les fonds amenés par les deux associés provenaient essentiellement de membres de leurs familles situés en France et en Suisse. Selon le juge délégué, l'origine des fonds n'était pas clairement déterminée. Une position partagée par le procureur du Roi qui, au terme de l'audience, avait remis un avis défavorable par rapport à l'offre "Berisha-Rama".

Critère financier

Dans un jugement rendu jeudi, le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles a rappelé qu'il y avait lieu de considérer le critère financier de l'offre comme l'un des principaux au moment de se prononcer en faveur de l'un ou l'autre candidat. Le tribunal a précisé que les deux offres présentaient le même objet et des garanties quasiment identique concernant le maintien des droits des travailleurs. Par contre, ont souligné les juges, l'offre "Berisha-Rama" représente le double de celle faite par le restaurant François. Et, a encore expliqué le tribunal, même si l'assise financière et l'expérience sont favorables au restaurant François, les deux hommes d'affaires ont une expérience dans l'horeca et ils connaissent déjà les lieux. 

Pas de trace de blanchiment

Le seul fait que l'expérience de Nigor Berisha et Martin Rama soit moins importante que celle du restaurant François ne suffit pas à écarter leur offre "nettement plus avantageuse pour les créanciers et présentant les mêmes garanties quant à l'emploi" ont encore souligné les juges dans une décision dont nous avons pu prendre connaissance. Enfin, le tribunal a estimé que messieurs Berisha et Rama avaient fourni assez de documentation sur l'identité des prêteurs et sur les comptes utilisés pour faire transiter les fonds. "Sur base des éléments produits, il ne peut pas être constaté d'indices de blanchiment d'argent ou de commission d'infraction", a estimé le tribunal qui a opté pour l'offre faite par les deux associés. 

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