On se presse au portillon pour reprendre le resto de l'Atomium

©BELGA

Une vingtaine de candidats auraient fait part d’une marque d’intérêt pour reprendre le resto de l’Atomium. Les candidats ont jusqu’au 21 juin pour faire offre. Les Litvine ont décliné.

Le restaurant qui se trouve dans la dernière (et plus haute) boule de l’Atomium semble ne laisser personne indifférent. On sait depuis la fin du mois d’avril que l’établissement exploité par Alexandre Masson est en réorganisation judiciaire par transfert d’activité. Pour le dire autrement, le restaurant qu’il exploitait depuis la rénovation de l’Atomium il y a plus de dix ans est à vendre. C’est pour assurer cette mission que le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles a désigné Tibault le Hardÿ comme mandataire de Justice; ce dernier étant assisté du juge-délégué Cédric Van Zeeland.

Faire offre jusqu’au 21 juin

Ces deux derniers nous ont confirmé que le dossier portant sur le restaurant allait être envoyé à tout ce que Bruxelles compte de groupes susceptibles de pouvoir faire offre, sachant que les candidats réellement intéressés ont jusqu’au 21 juin pour remettre leur meilleure offre au mandataire de Justice. Le sursis accordé par le tribunal dans le cadre de la réorganisation court, lui, jusqu’au 25 septembre. On l’a dit, le dossier devrait atterrir sur les fourneaux de tout ce que Bruxelles compte comme groupes potentiellement intéressés.

Le dossier devrait atterrir sur les fourneaux de tout ce que Bruxelles compte comme groupes potentiellement intéressés.

Il faut dire que ces dernières années, la carte du secteur s’est pas mal redessinée et les mouvements ne sont sans doute pas encore terminés. La famille Niels (Vieux Saint-Martin), les groupes Choux de Bruxelles (Le Mess, le Chalet Robinson), Restauration Nouvelle (Pavillon du Congo belge, Chez Lulu, Wolubilis), Art blanc (Brasseries Georges, l’Amusoir) ou Accueil et Tradition (la Taverne du Passage, la Brouette, Vincent) seront sollicités d’une manière ou d’une autre, nous ont expliqué Tibault le Hardÿ et Cédric van Zeeland. Ceci étant, le mandataire de Justice l’assure, il sera ravi de recevoir des offres venues de tout le pays.

De son côté, Henri Simons, en charge de l’ASBL qui gère l’Atomium et bailleur du restaurant, souhaiterait voir s’établir un groupe proposant de la cuisine belge traditionnelle et capable d’assurer un service traiteur. Il faut dire qu’en plus du restaurant qui occupe la dernière boule, la cafétéria du rez-de-chaussée est également à reprendre. Il semble qu’Henri Simons verrait d’un bon œil l’arrivée d’un groupe comme Choux de Bruxelles. Contacté lundi après-midi, le gestionnaire de l’Atomium n’a pas souhaité confirmer cette information. D’après lui, plus d’une vingtaine de candidats ont déjà fait preuve d’une marque d’intérêt. "Je voudrais que cela reste un restaurant belge avec la qualité belge. Je ne veux pas voir un McDonald’s s’installer là-haut", nous a précisé Henri Simons.

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Le nombre de candidats qui, d’une manière ou d’une autre, ont fait part d’une marque d’intérêt pour la reprise du restaurant de l’Atomium.

Depuis un certain temps, chaque fois qu’un restaurant connu ou situé dans un endroit emblématique est à reprendre, les oreilles de Serge Litvine sifflent. Ce fut encore le cas cette fois, mais Tatiana Litvine, qui gère le marketing et la communication des restaurants de la famille, l’assure, ce ne sera pas pour eux. En réalité, la famille avait déjà été contactée il y a quelque temps, mais elle avait décliné. "Le lieu est surtout fréquenté par des touristes, il n’y a pas moyen de fidéliser une clientèle. En outre, cet endroit est excentré par rapport à nos autres restaurants et ce n’est pas un quartier que nous affectionnons", nous a-t-elle expliqué.

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