Brasseurs et SNI plaident pour une réouverture de l'horeca le 1er mai

Le commissaire corona Pedro Facon, chargé de coordonner la réponse belge à l'épidémie de coronavirus, conseille aux politiques de ne rouvrir l'horeca qu'à la mi-mai. ©Tim Dirven

Le Syndicat neutre pour Indépendants et la fédération des brasseurs belges plaident pour maintenir la réouverture de l'horeca le 1er mai, contre l'avis du commissaire corona Pedro Facon.

Le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) s'étonne dimanche, dans un communiqué, que des experts appellent déjà à reporter la réouverture de l'horeca, prévue le 1er mai. "Il est temps de transformer des dates en actes concrets. Le 1er mai est une étape importante dans la reconstruction de l'économie. Il est encore trop tôt pour s'écarter de ce plan. Les chiffres peuvent encore évoluer favorablement. Cela crée une panique inutile", estime l'organisation.

"Un accord, c'est un accord et si les écoles sont autorisées à rouvrir comme convenu, l'horeca et d'autres secteurs doivent l'être aussi."
Le Syndicat neutre pour Indépendants

Cette demande des brasseurs intervient alors que le commissaire corona, Pedro Facon, chargé de coordonner la réponse belge à l'épidémie de coronavirus, a annoncé qu'il conseille aux politiques de ne rouvrir l'horeca qu'à la mi-mai - plutôt qu'au début du mois comme envisagé actuellement.

Ouvrir d'abord les terrasses

Pour de nombreux indépendants, notamment dans le secteur horeca, cela fait maintenant plus de 200 jours de fermeture. Le SNI estime dès lors qu'on ne peut plus les ignorer. "Un accord, c'est un accord et si les écoles sont autorisées à rouvrir comme convenu, l'horeca et d'autres secteurs doivent l'être aussi. La réouverture du secteur horeca est un puzzle logistique complexe qui ne peut se faire en un jour", souligne l'organisation.

Le SNI appelle aussi à se tenir à la date de réouverture annoncée au 1er mai et pas "un jour après". "Certains assouplissements ne peuvent en exclure d'autres. Par exemple, il devrait être possible d'ouvrir avant les terrasses en toute sécurité, comme c'est le cas au Luxembourg. Les indépendants sont à bout. Il y a beaucoup de colère et d'incompréhension. Si le Comité de concertation (mercredi prochain, ndlr) renonce à la réouverture et la postpose, il faudra débloquer davantage de soutien financier de manière uniforme", indique-t-il.

"La réouverture fait partie de la solution"

Samedi, la fédération des brasseurs belges avait également plaidé pour la réouverture du secteur de l'horeca à partir du 1er mai, en combinaison avec des mesures de soutien financier importantes. "Sans quoi un tiers du patrimoine culturel reconnu par l'UNESCO risque de disparaître", a souligné la fédération dans un communiqué. "Les brasseurs belges continuent à croire que la réouverture sûre de l'horeca (fermé depuis le 19 octobre dernier, ndlr) le 1er mai fait partie de la solution et demandent une perspective claire du comité de concertation du 14 avril", ajoute le texte.

"La réouverture de l'horeca peut offrir un environnement de détente sécurisé, dont nous avons tant besoin et dans lequel les citoyens peuvent se rencontrer de manière organisée et sûre."
La fédération des brasseurs belges

Selon la fédération des brasseurs, la perspective de réouverture des établissements de l'horeca "ne peut être retardée plus longtemps". En effet, explique-t-elle, les acteurs de ce secteur ne peuvent pas redémarrer leurs activités en quelques jours et les entreprises qui les approvisionnent doivent également être en mesure de constituer leurs stocks des semaines à l'avance afin de pouvoir les livrer dans de bonnes conditions.

Des rencontres "sûres et organisées"

Si les Brasseurs Belges font preuve d’une "grande compréhension" quant à la situation sanitaire actuelle, le secteur appelle néanmoins à un débat serein basé sur l’ensemble des données factuelles, y compris la situation économique et le bien-être mental des Belges.

"Les événements de ces dernières semaines l'ont encore démontré: le bien-être mental de la population est fortement mis sous pression après presque 6 mois de confinement, ce qui s'est soldé par de nombreux rassemblements incontrôlés. Or, la réouverture de l'horeca (à l'intérieur/à l'extérieur) peut offrir un environnement de détente sécurisé, dont nous avons tant besoin et dans lequel les citoyens peuvent se rencontrer de manière organisée et sûre, tout en respectant toutes les règles en vigueur", font encore valoir les brasseurs. "Les protocoles stricts, en cours de discussion avec les fédérations HoReCa (et celles de leurs fournisseurs), les experts et les autorités, permettront de maîtriser la propagation du virus."

Selon eux, une réouverture permanente, sûre et balisée de l'horeca est d'autant plus envisageable à partir du 1er mai grâce à l'arrivée du beau temps, à l'avancée de la campagne de vaccination et à un meilleur dépistage et traçage. Le secteur de l'horeca fait partie de la solution, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, grâce au professionnalisme et au contrôle social exercé par les patrons et leur personnel. "L'application des règles sanitaires y est plus facile que dans beaucoup d'autres endroits", conclut le texte.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés