Deliveroo vise 2.000 restaurants en Belgique d'ici fin 2018

©Deliveroo

Marketplace +, Virtual Brands, Cuisine Edition. La plateforme de livraison de petits plats multiplie les innovations. Objectif: dépasser la concurrence et se tailler la part du lion sur un marché très convoité.

Actuellement, Deliveroo travaille avec 1.400 restaurants en Belgique et planifie d’atteindre la barre des 2.000 à la fin de l’année, soit près de la moitié de ce que la société de livraison est parvenue à atteindre depuis son lancement en septembre 2015. Pour y arriver, la plateforme dispose de plusieurs cordes à son arc, à commencer par le Marketplace + lancé il y a plus ou moins deux mois. "Depuis juin, nous avons signé avec 70 restaurants Marketplace +. C’est très encourageant", estime le country manager pour la Belgique, Mathieu de Lophem.

Le concept est simple puisqu’il consiste à inviter les restaurants qui possèdent déjà leur propre flotte de livraison à utiliser la plateforme. "Cela peut les intéresser car cela leur permet d’augmenter le nombre de clients auxquels ils sont en mesure de livrer. Pour les clients, cela représente davantage de sélections puisque nous pouvons leur proposer davantage de restaurants. C’est du win-win", poursuit Mathieu de Lophem.

60 restaurants
restaurants
Entre la fin du mois de mai et le début du mois d’août, le nombre moyen de restaurants vus par un client de Deliveroo est passé de 40 à 60.

À long terme, Deliveroo estime que le potentiel d’expansion de la plateforme grâce au marketplace + est important. "Nous ne sommes pas les seuls à le faire. Mais nous sommes en mesure de fortifier notre position dans les grandes villes et d’augmenter notre présence dans les petites villes", estime encore Mathieu de Lophem. Le patron de Deliveroo espère pouvoir d’ailleurs encore ouvrir dans deux à trois grandes villes cette année.

Des restaurants virtuels

Autre chiffre intéressant. Entre la fin du mois de mai et le début du mois d’août, le nombre moyen de restaurants vus par un client qui se connecte à Deliveroo est passé de 40 à 60. Cette augmentation n’est pas uniquement imputable au lancement du Marketplace +. Elle s’explique également par la création par Deliveroo de 18 "marques virtuelles". "Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait des gaps culinaires, explique Mathieu de Lophem. Certaines niches culinaires n’étaient pas couvertes dans certaines régions. Avec les données dont nous disposons, nous pouvons suggérer aux restaurants qui proposent une cuisine ayant les ingrédients nécessaires de créer une marque virtuelle pour un ou des mets spécifiques. Par exemple, un restaurant de sushis peut proposer des poke bowls (un plat traditionnel hawaïen composé de thon rouge cru mariné dans de la sauce soja, NDLR)."

"Les pertes enregistrées servent à financer notre croissance mais nous gagnons de l’argent sur chaque commande."
Mathieu de Lophem
Directeur de Deliveroo Belgique

Le concept n’est pas neuf puisqu’il existe déjà à Paris et à New York. Uber Eats en a également développé 5 en Belgique mais travaille mondialement avec quelque 500 restaurants virtuels, selon son porte-parole européen Daniel Byrne. Économiquement, il est très intéressant puisqu’il nécessite très peu d’investissements: pas besoin d’une salle de restaurant supplémentaire, de payer un loyer additionnel ou même davantage de personnel.

"Les coûts de lancement d’une marque virtuelle sont minimes et l’on peut expérimenter tout ce que l’on veut, explique Daniel Byrne. Les restaurants peuvent augmenter leur chiffre d’affaires et travailler plus efficacement. Et les consommateurs, eux, ont plus de possibilités de choix. Tout le monde y gagne." Mathieu de Lophem va dans le même sens. "Certaines marques virtuelles ont dépassé en volume la marque mère", insiste-t-il. Jusqu’à présent, Deliveroo a lancé en moyenne 3 marques virtuelles par mois et son patron souhaite garder le même tempo.

De l’argent sur chaque commande

Parmi les autres innovations développées par Deliveroo pour prendre de court la concurrence, il y a les fameuses "Deliveroo Edition". Ces cuisines partagées doivent permettre aux restaurateurs de tester de nouveaux marchés. Elles existent déjà en France, mais pas encore en Belgique. "C’est un peu plus compliqué chez nous parce que cela suppose de trouver un bâtiment de minimum 200 à 300 m² dans une zone très dense en population. Pour le moment, on cherche toujours sur Bruxelles, Gand et Anvers", confie Mathieu de Lophem.

©Deliveroo

Deliveroo ne ménage pas non plus ses efforts en marketing classique. Cela lui a notamment permis de signer une chaîne de restaurants de burgers très appréciée à Bruxelles. Enfin, elle a augmenté certains rayons de livraison, les faisant passer de 2 à 2,5 kilomètres. "Nous ne le faisons évidemment qu’à condition que cela n’ait aucun impact sur la qualité des repas livrés. C’est le cas notamment des restaurants qui proposent des sushis, par exemple", ajoute Mathieu de Lophem.

Reste que depuis son lancement, la filiale belge n’est toujours pas rentable. "Les pertes enregistrées servent à financer notre croissance mais nous gagnons de l’argent sur chaque commande", assure Mathieu de Lophem.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content