Joël Pêcheur lâche la barre du Delirium Café

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Le créateur de concepts horeca originaux quitte le Delirium, un de ses bébés. Pour désaccord avec ses deux associés. Mais il a encore des idées...

Joël Pêcheur, le co-fondateur du Delirium, tire sa révérence. Il a décidé de se retirer de la direction du café aux plus de 3.000 bières, pour divergence de vue avec ses deux associés, Fabienne Charles et Jean De Laet. Il a conclu un arrangement avec eux concernant la reprise de ses parts. Et s’il quitte le navire, c’est, dit-il, "pour ne pas gâcher le Delirium", autrement dit pour permettre à l’établissement situé au coeur de Bruxelles de poursuivre sa vie.

Cela a été la plus belle aventure de ma vie.
joël Pêcheur
co-fondateur, Delirium café

Les désaccords portent (portaient...) sur la politique de gestion commerciale, les ressources humaines et le marketing, ce qui fait beaucoup. "J’ai été longuement malade, explique Joël Pêcheur, puis on m’a gentiment mis sur le côté et on a fait des choses que je n’approuve pas." On n’en saura pas plus, règle de confidentialité oblige, sauf qu’il s’agit notamment de la manière de gérer le personnel. L’homme déplore aussi que les autres dirigeants du Delirium vivent sur leurs acquis et ne lancent plus de projets ou de nouveautés. "Dans le secteur de l’horeca, ajoute-t-il, c’est un comportement risqué. Ces acquis peuvent disparaître du jour au lendemain."

Paradoxalement, Joël Pêcheur souhaite le meilleur à ses anciens associés. "Je ne veux pas que le Delirium meure, dit-il. Cela a été la plus belle aventure de ma vie."

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Que ses admirateurs se rassurent, l’homme n’a pas décidé d’arrêter pour autant. Il caresse déjà un nouveau projet, qu’il espère pouvoir lancer d’ici la fin de l’année. "Cela dépendra de la disponibilité du lieu pressenti", précise-t-il.

Joël Pêcheur avait créé le Delirium café en 2003, avec plus de 2.000 bières différentes à sa carte. Ce nouveau concept avait bénéficié d’une reconnaissance rapide, au point d’essaimer dans le monde via l’octroi de franchises. Vingt ans avant, il avait déjà innové dans le secteur des cafés en ouvrant le premier Moeder Lambic, avec l’idée d’élargir l’éventail des bières à découvrir.

Un an plus tard, en 1984, le succès avait été extraordinaire suite à la parution d’un article dans Vlan: "L’homme aux mille bières". Plus de 2.400 quidams faisaient le pied de grue le lendemain pour entrer dans l’estaminet... En 2007, il avait inauguré une autre forme d’établissement spécialisé avec le Floris Bar, qui proposait (propose) 500 absinthes différentes. Plus récemment, en 2014, il avait modulé le concept en lançant le Green Lab avenue Louise, à Ixelles, où absinthes et gins se partagent la carte. Sacré curriculum vitae...

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