La chaîne de restauration Bon bientôt prête à ouvrir son capital

©Frédéric Pauwels / HUMA

Implantée dans la capitale, la chaîne de restauration rapide de qualité Bon a de l’appétit. Pour croître, son actionnaire se dit prêt à accueillir de nouveaux investisseurs.

Dans le marché très encombré de la restauration rapide et du take-away, la chaîne bruxelloise Bon est parvenue à développer son propre positionnement. "Nous nous adressons principalement à une clientèle de bureaux, soit des gens pressés mais qui veulent malgré tout manger sainement, détaille son fondateur Frédéric Duqué (48 ans); certes nous ne sommes pas axés sur le bio, mais nous proposons des plats de qualité que nous préparons nous-mêmes."

Bon
  • Concept: enseigne de restauration rapide de qualité (plats, sandwichs, desserts, jus de fruits)
  • Création: 2015
  • Actionnaire: Frédéric Duqué
  • Points de vente: cinq (six à l’automne), tous à Bruxelles
  • Chiffre d’affaires: 3 millions d’euros
  • Collaborateurs: 60

Cet amateur de trail et de marathon, père de trois jeunes enfants, est un pur Solvay boy. Il a passé 10 ans dans la finance, dont 3 ans à New York, au sein de l’ex-Générale de Banque, devenue ensuite Fortis, où il s’occupait de financement d’infrastructures dans des pays émergents. De retour en Belgique il y a une douzaine d’années, il est pris par le virus de l’entrepreneuriat. Avec un associé, Olivier Van Espen, il lance en 2006 la chaîne de bars à jus Guapa, (15 implantations) avant de la revendre en 2014 à un trio d’investisseurs au sein duquel on trouvait notamment Jacques Hayez, fondateur des chaînes textiles Cassis et Paprika.

"On sentait qu’il était difficile de se contenter des seuls jus pour nous développer, nous avons donc vendu l’enseigne et j’ai relancé de mon côté un nouveau concept mixte, axé sur le prêt à manger – salades, sandwichs, plats préparés, desserts – et les jus de fruits sur base de quatre magasins Guapa que les repreneurs ne voulaient plus exploiter", raconte Frédéric Duqué. Depuis, un nouveau magasin a été ouvert et un sixième sera inauguré l’automne prochain avenue Louise.

Tous sont donc implantés dans des quartiers à forte concentration de bureaux. Le plus grand est situé en plein quartier de la rue de la loi. On trouve les autres au Cantersteen, à Schuman, à Luxembourg et rue du Bailly à Ixelles. 70% des revenus viennent des plats et sandwichs, 30% des jus. 5% du total est généré par la livraison aux entreprises et bureaux. L’atelier (une douzaine de personnes) qui prépare les plats est situé chaussée de Waterloo.

Par son offre de produits, le concept fait assez bien penser à Exki. La différence se situe plutôt du côté du décor, plus fonctionnel. "Trois quarts du chiffre d’affaires viennent du ‘take out’, les produits que les gens ne consomment pas sur place, confirme Frédéric Duqué, nous sommes d’ailleurs ouverts de 7h à 19h afin de permettre aux gens d’acheter des plats préparés à la sortie des bureaux."

Sortir de Bruxelles

Les cinq magasins réalisent 3 millions d’euros de chiffre d’affaires et sont rentables, selon son fondateur. Mais le chiffre d’affaires est stationnaire. "À l’époque des attentats de Bruxelles il y a deux ans, il était en pleine croissance, explique-t-il, mais nous n’avons pas encore récupéré ce rythme." Situé à deux pas de la station Maelbeek, le magasin de la rue de Trèves dut même fermer ses portes durant une semaine.

Aujourd’hui, Bon est un peu à un tournant. Frédéric Duqué estime le concept à maturité. Seul actionnaire, il sent qu’il est bientôt temps de franchir un cap et de s’étendre, notamment au-delà de Bruxelles. "On m’a déjà proposé une demi-douzaine d’emplacements dans des villes comme Liège, Namur, Anvers et Gand mais j’ai dû refuser faute de ressources", explique-t-il.

Il a néanmoins dans ses cartons un plan de développement de l’enseigne au rythme de 3 à 4 magasins par an à partir de 2019, "ce qui passera forcément par l’entrée dans mon capital d’investisseurs. Je n’ai pas encore de dossier sur la table mais je compte initier ce projet dès le mois de juin prochain." Profil recherché: un (des) investisseur(s) industriel(s) connaissant le retail.

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