Le restaurant de l'Atomium est à vendre

©BELGA

Le restaurant situé au sommet de l’Atomium, exploité par la société Belgium Taste, est à vendre. L’établissement ne se relève pas des attentats de Bruxelles. Et d’un contrôle fiscal.

Encore une mauvaise nouvelle pour le secteur horeca bruxellois. Il y a peu, Belgium Taste, la société qui exploite le restaurant de l’Atomium ainsi que le snack au pied de l’édifice, vient de se mettre à l’abri de ses créanciers par le biais d’une procédure en réorganisation judiciaire (PRJ) introduite devant le tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles. Renseignements pris, il s’agit de la troisième PRJ introduite par l’établissement en sept ans de temps, et cette fois-ci, elle vise le transfert des activités. Pour le dire autrement, le restaurant qui occupe la dernière boule de l’Atomium est à vendre. Nicholas Ouchinsky, l’avocat de Belgium Taste, nous a confirmé l’information.

Malchance

A priori, il s’agit de la troisième PRJ introduite par Belgium Taste. Cette société, créée en 2006, a d’abord fonctionné fort correctement, ce qui a permis à Alexandre Masson, aux fourneaux, de développer une belle activité traiteur, essentiellement destinée à l’organisation d’événements dans l’une des boules de l’Atomium. Deux ans plus tard, en 2008, la crise économique aurait pu avoir raison des activités de Belgium Taste. Le chiffre d’affaires s’est tassé et les activités catering ont pris un sérieux coup dans l’aile, nous a expliqué Nicholas Ouchinsky, le tout nécessitant l’introduction de la première PRJ. Selon le plan homologué à l’époque, un bâtiment appartenant à Alexandre Masson devait être vendu, mais l’État est intervenu dans la danse, prenant une hypothèque sur l’immeuble en question.

On vous passe les détails, mais l’avocat de la société avait bataillé ferme pour s’opposer à cette hypothèque, remontant jusqu’à la Cour Constitutionnelle qui devait lui donner raison quatre plus tard, en 2016. Entre-temps, la première PRJ avait été financée sur fonds propres. 

Des intempéries, des pannes à répétition de l’ascenseur de l’Atomium et les attentats de Paris puis de Bruxelles auront raison du nouvel élan à peine retrouvé. L’établissement a, une nouvelle fois, dû se mettre à l’abri de ses créanciers, par le biais de la PRJ dont le plan fut homologué en mars 2017.

À ce moment, le fisc a décidé d’exercer un contrôle fiscal sur la société, une opération qui débouchera sur un sérieux redressement, actuellement contesté en justice. En attendant, il fallait sortir de cette ornière et tenter de sauver ce qui pouvait l’être pour cet établissement qui emploie encore 25 personnes. Vu les délais trop courts entre les PRJ, il n’était plus possible d’en introduire une nouvelle, sauf si cette dernière avait pour but le transfert des activités. "Ce qui est frustrant, c’est qu’aujourd’hui, le restaurant fonctionne plutôt bien et il fait vivre 25 personnes depuis de nombreuses années. Je ne veux pas jeter l’éponge trop vite", nous a expliqué Alexandre Masson, toujours aux fourneaux.

En attendant, ce lieu hautement apprécié des touristes de passage dans la capitale, est à vendre. Avis aux amateurs. A savoir, il reste ouvert.

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