Le restaurant La Brouette fait aveu de faillite

Le restaurant La Brouette appartient au groupe Accueil et Tradition. ©Tim Dirven

Le restaurant La Brouette, situé sur la Grand-Place, est la dernière victime en date d'un secteur horeca bruxellois durement touché par la crise du Covid.

L'établissement La Brouette, situé sur la Grand-Place de Bruxelles, vient de faire aveu de faillite devant le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles. Ce restaurant, qui fait partie du groupe Accueil et Tradition, est une des victimes de la crise sanitaire déclenchée par la pandémie de Covid-19. D'autres restaurants du même groupe pourraient connaître la même destinée.

7
Établissements
Le groupe Accueil et Tradition compte sept établissements, dont La Taverne du Passage, Restaurant Vincent ou 'T Kelderke.

"Nous allons tout faire pour qu'il y ait un après, nous allons changer de braquet et travailler différemment", nous a expliqué Yves Deflandre, le copropriétaire des établissements du groupe Accueil et Tradition.

Dans ce groupe, on retrouve également la Taverne du Passage, la Rose Blanche, 'T Kelderke, l'Estaminet du Kelderke, le Restaurant Vincent et la Résidence Le Quinze. À l'exception du Restaurant Vincent et de la Taverne du Passage, tous ces établissements sont situés sur la Grand-Place de Bruxelles.

Le centre-ville boit la tasse... à nouveau

Le moins que l'on puisse dire est que l'hyper-centre de Bruxelles souffre plus encore que d'autres endroits de la ville. Très frappé par les travaux causés par le piétonnier, par la fermeture des tunnels et par les attentats de mars 2016 à l'aéroport de Zaventem et à la station Maelbeek, le centre-ville avait bu la tasse entre 2016 et 2018.

En avril 2018, cette situation avait déjà poussé les responsables des établissements du groupe Accueil et Tradition à se mettre à l'abri de leurs créanciers par le biais de procédure en réorganisation judiciaire (PRJ).

"On ne peut pas survivre avec les aides à Bruxelles, c'est n'importe quoi."
Yves Deflandre
Groupe Accueil et Tradition

"Cette réorganisation a bien fonctionné, nous étions en bonne voie et on aurait pu s'en sortir à la fin 2020, mais on a été rattrapés par le Covid", nous a encore expliqué Yves Deflandre. "On peut gérer du mieux qu'on peut, mais face à une telle situation, il n'y a pas de miracle", a-t-il précisé. D'autres établissements du même groupe pourraient ne pas s'en remettre.

Des aides jugées insuffisantes

Dépité, mais décidé à sauver ce qui peut l'être, Yves Deflandre pose un regard amer sur les aides apportées. "On ne peut pas survivre avec les aides à Bruxelles, c'est n'importe quoi. J'ai une autre affaire au Luxembourg. Là, on est dans un autre monde, on me paie chaque mois l'entièreté de mes frais fixes", explique-t-il, avant d'ajouter que le soutien politique n'est pas le même que celui dont l'horeca a bénéficié au moment des attentats.

En attendant, le groupe compte développer un nouveau projet, basé sur de nouvelles valeurs, plus proches de l'économie circulaire. Dès qu'il sera possible de rouvrir.

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