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O'Tacos prévoit des dizaines d'ouvertures au Benelux

©Tim Dirven

Depuis sa reprise par le fonds belge Kharis Capital, la chaîne de fast food d’origine française met le turbo. Des dizaines d’ouvertures sont prévues dans les deux années à venir.

Fin mai, le fonds d’investissement belge Kharis Capital prenait une participation majoritaire dans la chaîne d’origine française O’Tacos. Pour rappel, Kharis Capital est connu chez nous pour être derrière Burger Brands Belgium, le groupe qui exploite désormais en Belgique les enseignes Quick et Burger King.

Créée en 2007 à Grenoble, O’Tacos, comme son nom l’indique, s’est spécialisée dans les plats de restauration rapide d’origine mexicaine, mais "retravaillés" avec des ingrédients issus de la cuisine française. La chaîne a connu une croissance très rapide. Fin 2017 elle comptait déjà 150 établissements, dont une dizaine en Belgique où la chaîne a fait son apparition il y a deux ans, tous gérés par des franchisés. A ce jour elle en compte 200.

"Le Benelux représente un marché test avant une éventuelle extension européenne de la chaîne. D’ici la fin de l’année, nous aurons au Benelux 20 restaurants et une quarantaine à la fin de 2019."
Pieter Daems
Directeur général d’O’Tacos Benelux

Ce mouvement va s’accélérer. Samedi, O’Tacos ouvrira un nouvel établissement à Gand, la semaine prochaine elle fera une première incursion aux Pays-Bas, à Utrecht. Une structure Benelux, pilotée depuis la Belgique, a été récemment créée pour accompagner ce développement. "Le Benelux représente un marché test avant une éventuelle extension européenne de la chaîne, indique Pieter Daems, directeur général d’O’Tacos Benelux. D’ici la fin de l’année, nous aurons au Benelux 20 restaurants et une quarantaine à la fin de 2019." Jusqu’ici O’Tacos était uniquement présente en France et en Belgique et comptait deux implantations au Maroc et à Barhein.

©O'Tacos

Outre Gand et Utrecht, sont prévues dans les prochains mois des ouvertures à Waterloo, Ixelles, Verviers, Arlon et Anderlecht. Le développement en Flandre et aux Pays-Bas ce sera plutôt pour l’an prochain. Ces établissements seront situés dans des centres villes, ainsi qu’à proximité d’écoles, là où se trouvent les jeunes : "Notre public cible a entre 14 et 22 ans, alors Quick et Burger King ont une clientèle plus familiale", observe Pieter Daems, avant d’ajouter: "O’Tacos vient avec une offre différente, halal, alors que le fast-food s’est essentiellement développé dans le burger. Nous sommes donc complémentaires à ce qui existe. C’est la raison pour laquelle nous considérons que ce marché n’est pas saturé."

A noter que si O’Tacos est géré indépendamment de Burger King et Quick, des synergies devraient cependant être développées avec ces deux enseignes, notamment en termes d’achats.

Break-even rapide

A en croire son patron, le déploiement de O’Tacos est déjà un succès. Chaque restaurant génère un chiffre d’affaires d’environ un million d’euros. Celui-ci devrait atteindre les 18 millions en Belgique d’ici la fin de l’année. "Nous sommes déjà largement rentables", assure Pieter Daems.

Le secret de cette étonnante performance? Le concept d’O’Tacos, moins énergivore en capitaux qu’un fast food traditionnel. "Il faut environ 300.000 euros pour ouvrir un O’Tacos contre un million en moyenne pour un Quick ou un Burger King", indique son patron.

Ces restaurants sont implantés en ville dans des bâtiments bien plus petits: une centaine de m² suffisent contre 400 à 500 m² pour un Quick, un Burger King ou un McDo’. Ils ne nécessitent pas de grande cuisine comme les autres et le personnel nécessaire pour les faire tourner est deux moins nombreux, environ 10 ETP par restaurant. Résultat, les franchisés atteignent plus rapidement le break-even, ce qui a déjà poussé certains à ouvrir plusieurs établissements.

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