RestoLastMinute renaît de ses cendres

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Après avoir fait faillite, la plateforme belge de réservation de dernière minute dans les restaurants s’est trouvé un repreneur. Le site n’aura pas été débranché un jour. L’aventure continue.

Bonne nouvelle pour les restaurateurs qu’irrite la persistance de tables vides: la plateforme belge de réservation de dernière minute RestoLastMinute a été reprise par un entrepreneur. L’Echo avait annoncé en début de semaine la faillite de la Sprl, prononcée le 12 février dernier: un des associés de la première heure du projet a découvert l’info dans nos pages et a aussitôt pris contact avec le curateur. Il lui a racheté le fonds de commerce et les applications. Il a ensuite pris les mesures nécessaires pour que le site continue de fonctionner sur la Toile. Bref, l’aventure continue, aussi bien pour les restaurateurs soucieux de remplir chaque jour leurs tables que pour les consommateurs à l’affût de réductions.

75.000
téléchargements
75.000 personnes ont téléchargé l’application RestoLastMinute

"Cela reste une excellente idée, qui plaît à beaucoup de monde, explique Matthieu Geelhand, le repreneur. C’est une solution de win-win: les restaurants y gagnent en remplissant leurs salles et en amortissant mieux leurs frais fixes, les clients y gagnent en obtenant une réduction de leur facture. Et même si la plateforme n’avait rallié qu’une centaine de restaurateurs, nombre de ceux-ci nous ont déjà recontactés en se montrant contents du service et soucieux qu’il continue."

De 630 à 100 restaurants

©doc

C’était apparemment là que le bât avait blessé: après avoir séduit plus de 630 restaurants peu après son lancement, quand la formule était gratuite pour eux, la plateforme était passée au modèle payant, suite à quoi le nombre des restaurateurs participants avait chuté à 160, avant de se stabiliser à une centaine. La chute n’était pas illogique, bien sûr, mais le précédent gérant n’avait pas réussi à relancer suffisamment la machine ensuite. Pour les restaurateurs, le site avait prévu plusieurs tarifs d’abonnement, en fonction du nombre de couverts réservés par mois par son biais. Ce modèle devrait persister. Selon Matthieu Geelhand, le prix par couvert effectivement réservé était, et restera, d’environ un euro, ce qui devrait lui permettre d’affronter sans complexe la concurrence.

Vers un nouveau nom

Le repreneur s’est allié les services d’un informaticien et se dit disposé à ouvrir le capital à un ou deux investisseurs. Le site est resté opérationnel sans interruption, malgré la faillite, ce qui est heureux car l’impact d’un déréférencement peut s’avérer lourd, même en l’espace de quelques jours à peine. La plateforme continue d’être exploitée pour le moment sous l’enseigne RestoLastMinute, mais va changer de nom à terme. L’acquéreur s’est engagé à le faire dans les deux mois.

Deux chiffres pour démontrer qu’il y a du potentiel: quelque 75.000 personnes ont téléchargé l’application, et, ces derniers temps, le site comptait encore 5 à 6.000 visiteurs par mois malgré l’absence d’animations.

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