Bruxelles donne son feu vert au nouveau club de sports d'Aspria

©Aspria

Contre l’avis de certains riverains et des communes voisines, la Région de Bruxelles-Capitale vient de donner son feu vert pour la construction et l’exploitation d’un nouveau club privé de sports et de wellness sur le site historique de Solvay Sport.

Après avoir donné un nouvel essor au site historique de La Rasante (Woluwe-Saint-Lambert) il y a une dizaine d’années déjà, Aspria tentait de renouveler le même type d’opération sur le site historique de Solvay Sport (avenue du Pérou), à la limite méridionale de Bruxelles-Ville. Mais depuis le rachat en 2010 par la chaîne de clubs de sports de luxe du terrain de l’avenue du Pérou, le projet ne cesse d’attiser les critiques de toutes parts. La Ville de Bruxelles avait d’ailleurs, dès 2014, fait casser un premier permis délivré par le fonctionnaire délégué. Or, on apprend aujourd’hui que, suite à une nouvelle demande introduite par le maître d’ouvrage (Aspria), de nouveaux permis d’environnement et d’urbanisme ont officiellement été octroyés par la Région de Bruxelles-Capitale, malgré les avis négatifs venus des communes de Bruxelles-Ville, Uccle et Watermael-Boitsfort. On ajoutera d’emblée qu’il est hautement probable que, durant la période de stand still qui suit l’octroi de permis, celui-ci essuie une nouvelle fois un ou plusieurs recours auprès du Conseil d’Etat, tant les oppositions de certains riverains restent soutenues..

©Aspria

Une longue saga

Il y a plus de douze ans déjà, Brian Morris, le turbulent fondateur et CEO du Groupe Aspria, avait entamé des discussions avec la tête du Groupe Solvay, soucieuse de restructurer son patrimoine immobilier bruxellois.

Le siège historique sis au cœur d’Ixelles ayant de son côté été revendu à Allfin et CFE pour une importante reconversion résidentielle toujours en cours, le site de Solvay Sport avait, de son côté, attiré l’attention d’Aspria, séduit par le potentiel foncier unique du domaine (4 hectares): peu perceptible de l’extérieur et trop méconnu des Bruxellois, ce dernier possède pourtant une longue histoire de lieu de rencontres sociales et sportives. Après son rachat en 2010, dès l’annonce par Aspria de son souhait d’exploiter et d’agrandir le site bâti (voir visuel), la Région de Bruxelles-Capitale a fait inscrire une large proportion de son étendue sur la liste de sauvegarde pour en préserver la qualité paysagère.

Le nouvel ensemble représente un investisse-ment global de plus de 20 millions d’euros.

C’est dans ce cadre que le bureau d’architectes et les paysagistes de JNC International ont développé un projet qui vient enfin de terminer, avec plusieurs années de retard, l’habituel parcours administratif d’autorisations. L’ensemble, qui représente un investissement global de plus de 20 millions, sera complété par une structure d’accueil pour enfants, des salons, bars, un restaurant et 25 chambres destinées à l’hébergement des membres du groupe. Installations techniques et parking seront intégrés dans les sous-sols de la construction projetée. Le projet s’articule sur le club-house existant, préservé et intégré à la nouvelle aile d’entrée du complexe, l’extension du bâti se concentrant majoritairement sur l’ancien terrain de football. À côté des sports en plein air (tennis, multisport, jogging), l’enseigne privée élargira l’offre d’activités avec plusieurs piscines, intérieure et extérieure, des studios de cours collectifs, de yoga et un centre de détente et de bien-être.

Pour rappel, la société anonyme Solvay avait acquis le lieu dès 1929 pour l’ouvrir à son personnel. Au fil du temps, on y pratiqua notamment le tennis, le football, la balle pelote, la pétanque, le basket ou le bowling, dans un parc dont les qualités botaniques ont heureusement été préservées. Alors que l’activité sociale se déroula surtout dans le "château Jamar", un club-house très "Expo 58" y fut implanté il y a plus de cinquante ans déjà.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect