BuzzyNest ouvre sa deuxième ruche à Boitsfort. D'autres suivront rapidement

Les patrons de la société de coworking belge BuzzyNest essaiment. Après La Hulpe, ils ouvrent une deuxième ruche à Boitsfort. Mais le parc immobilier de la petite abeille devrait rapidement s’étendre.Y compris en Flandre, en partenariat avec le groupe Verstraete, voire à l’international.

BuzzyNest, c’est la société de coworking dont la première ruche expérimentale s’est ouverte il y a deux ans dans l’immeuble Nysdam, à La Hulpe. Depuis, le duo à la base du concept, la paire John-John Goossens — Vincent Andre, a affiné le concept. Il est aujourd’hui prêt à essaimer jusqu’à l’international, avec un renfort structurel courtraisien de poids. Le trio travaillera également en parallèle sur le segment de la promotion immobilière.

“On va reprendre exactement les mêmes ingrédients que ceux qui ont fait le succès du Nysdam à La Hulpe”
John-John Goossens
CEO BuzzyNest

En rachetant à Cofinimmo - par l’intermédiaire du conseil en immobilier Belsquare - l’immeuble de bureaux Souverain 24, boulevard éponyme à Boitsfort, les patrons de BuzzyNest ont eu le nez fin. Le cadre extérieur est idyllique et l’emplacement idéal pour y ouvrir un deuxième espace de coworking, après celui du Nysdam, où John-John Goossens et Vincent Andre ont affiné le concept en le couplant à un incubateur-accélérateur ciblant les jeunes entreprises actives sur le segment digital.

"On va reprendre exactement les mêmes ingrédients que ceux qui ont fait le succès du Nysdam, où nous allons nous agrandir dans le hall d’entrée et au 1er étage. A Boitsfort, on s’installera dans le socle de l’immeuble, qui offre 4.000 m² de superficie, et on aura la place dans les étages pour permettre à nos coworkers de voir plus grand. Mais pas seulement : l’objectif est également de permettre à des PME de s’y installer. Des espaces seront aménagés à cet effet en ligne avec notre esprit “look & feel” dans les étages de l’immeuble", précise John-John Goossens.

La convention sous seing privé concernant l’achat de la nouvelle ruche bruxelloise vient d’être signé sans clause suspensive. Et l’acte authentique de vente devrait tomber au premier trimestre 2019, pour une ouverture des lieux aux premiers locataires dès le printemps. Le montant de la transaction avoisine les 6 millions d’euros.

Stratégie du vendeur

L’immeuble " BuzzyNest2 " était encore occupé par la société Marsh il y a quelques années. Depuis, il a été entièrement rénové par Cofinimmo, son propriétaire, en 2016 pour le remettre sur le marché de la location. On parle d’un budget de 2 millions d’euros. Mais Cofinimmo, déjà propriétaire de plusieurs immeubles dans le quartier, a finalement pris la décision, en septembre dernier, de s’en séparer pour diversifier le risque et réinvestir davantage au centre-ville. La date-butoir pour finaliser la convention sous seing privé avait été fixée à la fin décembre

Stratégie de l’acheteur

Les fondateurs de BuzzyNest, également patrons d’une société de promotion immobilière de plus en plus active, Dare 2 Build, veulent quant à eux mettre les bouchées doubles, après avoir longuement affiné leur concept. "On n’a pas voulu aller trop vite, comme certaines enseignes de coworking qui ouvrent partout des succursales depuis deux ans. Mais maintenant que la demande est mûre, il est temps de développer notre offre spécifique un peu partout sur le marché belge", expliquent les patrons.

“Après avoir fait ses griffes à Bruxelles, Londres et Anvers, Anthony Vertstraete a analysé avec nous les différents marchés au niveau national et international et défini les opportunités pour faire grandir rapidement la petite abeille.”
Patrons de BuzzyNest

Pour passer à la vitesse supérieure, le tandem Goossens-Andre s’associera à la famille courtraisienne Verstraete (Verstraete Development). Le trio partage la même vision de développement dans l’économie collaborative. En parallèle au coworking, ils travaillent déjà sur des projets résidentiels de co-living.

Pour renforcer leur équipe, ils ont fait appel à la jeunesse - en l’occurence Anthony Vertstraete. “Après avoir fait ses griffes à Bruxelles, Londres et Anvers, Anthony a analysé avec nous les différents marchés au niveau national et international et défini les opportunités pour faire grandir rapidement la petite abeille”, expliquent les patrons de BuzzyNest.

Les point stratégiques aujourd’hui identifiés sont l’entrée sud de la capitale (Auderghem), Bruxelles (Pentagone et quartier européen), Louvain-la-Neuve, Namur et Liège. Mais la Flandre est également dans le viseur: Courtrai, où le groupe Verstraete développe 20.000m² de bureaux, Gand, Anvers et Leuven seront sans surprise les premières cibles au nord du pays. Une équipe a même récemment été mise en place pour saisir des opportunités de développement à l’international, en commençant par les pays limitrophes.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect