La brique chauffe, mais le marché reste porteur pour l'investisseur

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La multiplication des transactions immobilières ne fait pas gonfler le vide locatif.

L’équation est simple. Trop, diront certains: plus il y a d’investisseurs qui mettent leurs murs en location sur le marché, plus le risque de suroffre augmente. Surtout si cette mise en location est géographiquement concentrée sur certaines villes, communes, voire certains quartiers. Certains ajouteront à juste titre qu’on a récemment connu quelques dérives avec les pratiques et la banqueroute d’un acteur notoire comme Optima ou avec la fièvre acheteuse qui avait frappé le marché résidentiel au début des années 2000. À l’époque, les rêves de plus-value démesurée à la revente rapide et le crédit facile poussaient à acheter à tout va.

Les investisseurs sont nombreux à mettre leurs murs en location. Mais leurs biens trouvent rapidement preneur.

Cela, c’est le verre à moitié vide. Mais heureusement, deux constats viennent nuancer ces propos. Tout d’abord, la population urbaine grossit chez nous de manière constante et quasi prévisible. Et surtout, malgré le nombre croissant d’investisseurs mettant leur actif immobilier résidentiel en location, taux de vacance (vide locatif) et durée de mise en location restent sous contrôle et n’augmentent pas au-delà de 35 jours en moyenne. C’est un des chiffres pointés en gras par le dernier indice Trevi, tombé la semaine dernière.

Mieux vaut investir dans des petits appartements. Vraiment?
Les courtiers immobiliers vous le diront: mieux vaut acheter des appartements petits et bien situés si l'objectif est de les mettre en location. Cela étant, on peut aussi voir grand. Dans certains cas, acheter un appartement à 3 ou 4 chambres peut avoir du sens. Mais à certaines conditions.


Attention à ne pas se précipiter

De quoi rassurer entièrement les nombreux investisseurs qui se ruent sur l’immobilier? Surtout pas. Les courtiers et les développeurs spécialisés interrogés ne boudent pas leur plaisir, mais mettent en garde. Selon eux, il y aurait pour l’instant une telle précipitation à placer son argent pour éviter qu’il se déprécie sur un compte d’épargne que certains sont quasi prêts à acheter du tout-venant. Sans qu’il corresponde à leur besoin réel, sans qu’il soit adapté au marché locatif local, sans même savoir s’ils vont ou non occuper les murs qu’ils achètent à moyen ou long terme. 

"Il faut mettre tout sur la table.  Il faut pouvoir préciser clairement ses besoins et ses moyens avant d’investir", pose Michel Dussart, agent immobilier à Waterloo. "Sur cinq ans, il n’est plus sûr de retrouver sa mise de départ si on doit revendre"ajoute le notaire Renaud Grégoire.

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