Le château de l'Etoile adjugé pour 3,8 millions d'euros à André de Barsy

Le château de L'Etoile ©Immoweb

Le château de l'Etoile à Limal a été mis en vente judiciaire "purgeante". Et c'est à André de Barsy que le bien a été adjugé, pour 3,8 millions d'euros.

Le château de l’Etoile, à Limal – à ne pas confondre avec le château de Mérode, au coeur de Rixensart – faisait ce lundi l’objet d’une vente publique judiciaire. Le domaine de Rixensart et ses 116  hectares, avec dépendances, parc et église, a été mis en vente volontaire le 21 juin à la Maison du Notariat à Wavre. Puis rapidement retiré, faute d’offre. Il est aujourd’hui en vente de gré à gré en l’étude du notaire Meuwissen.

Mais revenons à "l’autre château de Mérode", celui de l’Etoile. Plus petit et à l’état de ruines suite à des incendie, squats à répétition et autres dépotoirs sauvages, il a été mis en vente judiciaire "purgeante" – également à Wavre - sur saisie par ses créanciers, qui réclament environ 2 millions d’euros. On parle ici notamment de la fiduciaire BDO, de la société de promotion BPI et d’associés libanais, qui avaient pris des participations dans une société créée avec les propriétaires héritiers historiques pour porter le développement (avorté) d’un golf avec dépendances lancé sur le domaine boisé visé de 84 hectares - en partie déjà rasé et en partie en zone Natura 2000.

Lors de la séance publique unique de vente forcée, très mondaine vu l’histoire du bien et du lieu concerné, tous les voisins et autres curieux notoires du quartier d’Angoussart étaient au rendez-vous place Bosch à Wavre, juste pour voir. Tous entouraient du regard l'infortunée princesse de Mérode et son mari, né Besancenot.

Au final, une petite dizaine de surenchérisseurs timides se sont manifestés. Et c’est finalement à André de Barsy, via l'une de ses sociétés, qui proposait 3,3 millions d’euros hors frais, que le bien a été adjugé (sous réserve de surenchère) par le notaire Vigneron. Le lot de cette vente forcée comprenait, outre les 84 hectares de terrain et forêts, une ferme-château et quelque 3.500 m² de bâtiments en état de délabrement avancé. L’acheteur, bien connu des médias en sa qualité de défenseur acharné des actionnaires minoritaires d’Immobel et de Spadel notamment, est lui-même un riverain de la propriété de Mérode. Il avait, il y a 25 ans déjà, racheté à feu le baron Lambert (Banque Bruxelles-Lambert) une "petite" propriété limitrophe de 10 hectares. Il pourra ainsi, si aucune surenchère n’est déposée, agrandir son condominium local au nez et à la barbe des autres voisins attablés au triste banquet forcé de lundi dernier.

"Ce qui motive le rachat, c'est que ce foncier devienne enfin quelque chose de viable pour le quartier", explique André de Barsy.

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