Stéphan Jourdain et Solvay enterrent la hache de guerre autour du projet Aspria

©Aspria

L’homme d’affaires Stéphan Jourdain contestait en justice la vente du domaine Solvay à Aspria. Avant-dire droit, la justice a ordonné à Solvay de produire une série de documents. Un désistement d’actions tend à prouver que les parties ont trouvé un accord. La vente n’est plus contestée.

L’homme d’affaires Stéphan Jourdain et Solvay ont trouvé un accord concernant la vente du domaine Solvay à Boitfsort, un terrain sur lequel la société britannique Aspria compte développer un centre de sports et de bien-être. Un jugement rendu le 28 juin dernier par la 1ère chambre du tribunal de commerce francophone de Bruxelles prend acte du désistement de l’action en justice intentée par Stéphan Jourdain contre Solvay.

Le jugement, que nous avons pu consulter, tient en trois feuillets. De quoi assurer que "les parties entendent se désister de leurs actions respectives". Contacté, l’homme d’affaires, n’a pas souhaité faire de commentaires. Et Solvay n’était pas joignable pour répondre à nos questions. Traditionnellement, ce genre d’accord est soumis à une clause de confidentialité, ce qui explique que personne ne souhaite entrer dans les détails.

L’affaire dont il est question portait sur la vente du parc Solvay à la société britannique Aspria, active dans les clubs de fitness haut de gamme. Ce domaine, qui s’étend sur 5 hectares, a longtemps servi de centre sportif pour les familles du personnel de Solvay.

La vente du domaine Solvay à Aspria n’est plus contestée.

En 2010, alors que les lieux n’étaient plus très fréquentés, Solvay a décidé de mettre le domaine en vente. C’est alors qu’Aspria avait marqué son intérêt en remettant une offre (à environ 4 millions d’euros). Celle-ci avait été acceptée sous certaines conditions suspensives. Parmi celles-ci, il fallait qu’Aspria obtienne les permis nécessaires au bon développement de son projet avant le 30 juin 2014.

Parallèlement à cela, l’homme d’affaires Stéphan Jourdain, porteur d’une série de projets immobiliers et toujours à l’affût de beaux espaces, est entré dans la danse en remettant une offre de 3 millions. Celle-ci a été acceptée en 2013 par Solvay. Il fut dit que cette offre ne déploierait ses effets que si la vente à Aspria ne respectait pas toutes les conditions reprises dans le compromis.

Comparaison

Finalement, le 30 juin 2014, la vente du domaine a été signée avec Aspria Roosevelt. C’est alors qu’un vent favorable avait soufflé à l’oreille de Stéphan Jourdain l’existence de différences entre les conditons du compromis et l’acte de vente notarié.

Si tel était le cas, cela revient à dire que l’offre de Stéphan Jourdain aurait dû l’emporter sur celle d’Aspria. C’est pour faire la lumière sur cette affaire que l’homme d’affaires avait décidé de porter la chose en justice en intentant une action devant le tribunal de commerce francophone de Bruxelles. Il réclamait à la justice d’ordonner à Solvay de produire le compromis de vente afin de pouvoir le comparer à l’acte de vente.

Finalement, un accord a été trouvé et la vente à Aspria n’est plus contestée. En attendant, le projet porté par Aspria est toujours bloqué par des recours devant le Conseil d’Etat.

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