Thomas & Piron redessinera le quartier des Casernes à Namur

©DDS+, l’Atelier de l’Arbre d’Or et le consortium Cœur de Ville SA

C’est la Ville de Namur qui pilotait l’important projet de requalification de l’îlot des casernes en nouveau quartier urbain. Des trois derniers projets retenus, celui de Thomas & Piron Bâtiment l’emporte.

Ceinturé par des rues au nom historiquement marqué, celles du Premier Lanciers, des Bourgeois et Général Michel, le site concerné représente un îlot urbain assez unique de plus d’un hectare de terrain à haut potentiel, à retisser et à redynamiser pour le relier au centre-ville. Il accueillera un projet mixte mêlant 134 logements, des services, un commerce alimentaire de proximité (800 m²), une bibliothèque communale (2 .000 m²), une brasserie (300 m²), un parc (3.500 m²) ouvert au public et un parking enterré sur deux niveaux en sous-sol (430 places).

En toiture, un pôle ‘agriculture urbaine’ avec jardins et potagers collectifs est également au programme. Il pourra alimenter la halle de proximité baptisée Al’Ferme, comme il se doit.

Le projet des Casernes

Vu la proximité avec le nouveau futur Palais de Justice - véritable bouteille à encre locale puisqu’on attend l’appel à marché public émanant de la Régie des Bâtiments depuis des années, un pôle bureaux (850 m²) sera également intégré sur le site. L’ancien corps de garde, dont les murs seront conservés, accueillera le musée africain de Namur, déjà logé sur place. Il sera relogé différemment accessible via une galerie couverte.

©DDS+, l’Atelier de l’Arbre d’Or et le consortium Cœur de Ville SA

Parallèlement à la création de ce nouveau quartier urbain, la Ville de Namur prévoit la revitalisation de la rue des Bourgeois : trottoirs, espaces sécurisés pour accéder au futur pôle scolaire, bulles à verre et de tri enterrées, bornes de rechargement pour voitures électriques sont au programme à la Régie foncière.

Le timing des travaux phasés prévoit un début de chantier dès juillet prochain et une livraison totale du projet d’ici l’été 2022. L’ouverture de la bibliothèque est, elle, prévue dès 2021. C’est TP Bâtiment qui portera le risque financier du chantier durant toute la durée des travaux. Interparking intervient dans le financement du parking, qu’il gérera sur base d’une emphytéose de 30 ans. Le budget global du projet avoisine les 55 millions d’euros TVA comprise.

Trois poids lourds wallons au portillon, un seul retenu

©DDS+, l’Atelier de l’Arbre d’Or et le consortium Cœur de Ville SA

Pour rappel, le concours DBF (Design/Build/Finance partiel) repose sur un partenariat public-privé (PPP) avec la Régie foncière de la Ville de Namur. Cette dernière finance notamment les parties publiques (musée et bibliothèque) du projet global. L’appel d’offres lancé l’an dernier intégrait la conception, la réalisation et la promotion du projet a été lancée l’an dernier.

Cinq candidats avaient été retenus au terme de la phase de sélection ; mais trois offres, toutes wallonnes, ont finalement été déposées. Et c’est celle réunissant Thomas & Piron, l’Atelier de l’Arbre d’Or, DDS+ (leader), Qbrik et Eole (paysagiste) au sein de la S.A. Cœur de Ville qui l’a emporté devant le Consortium Nidus mené par Atenor, Democo et Lixon et l’autre consortium réunissant notamment Equilis et Cobelba. Eiffage et Matexi avaient pour leur part décidé de jeter l’éponge avant clôture des offres. On apprend également que BAM avait été éliminé dès la phase de candidatures.

Esplanade publique en pleine terre

"Notre projet a fait la différence grâce à son intégration dans le tissu urbain et au respect de la configuration locale de la corbeille. Côté architecture, on bouscule les habitudes locales, mais sans trop ébranler les susceptibilités."
Renaud Naiken
Porteur du projet - Thomas & Piron

Chez Thomas & Piron, on ne boude pas son plaisir d’encore bâtir une partie de la capitale wallonne de demain, après plusieurs chantiers récents de taille menés à Jambes notamment. "Selon moi, notre projet a fait la différence grâce à son intégration dans le tissu urbain et au respect de la configuration locale de la corbeille. Côté architecture, on bouscule les habitudes locales, mais sans trop ébranler les susceptibilités. Nous avons également beaucoup misé sur la place prédominante de l’esplanade publique en pleine terre et la perspective ouverte sur le futur Palais de Justice, dont nous attendons la description des contours avec impatience… ", résume Renaud Naiken, le porteur du projet et responsable PPP chez Thomas & Piron.

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