Une gigantesque ruche en plein coeur de la Cité

©rv doc

Treize ans. C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour voir enfin reprendre vie ce lieu connu de tout Liégeois qui se respecte.

Après des années de plans sur la comète et de turbulences en tout sens, un projet cohérent et abouti jusque dans le moindre recoin de son contenu sort enfin de terre sans toucher aux façades néogothiques existantes, dessinées par l’architecte Jamar autour de 1900 pour y loger le nouvel Hôtel des Postes et la maison du percepteur.

Meusinvest en amont

Nous avons pu visiter en exclusivité le chantier piloté par BPC Liège avec Jacques Lefèvre, le patron de la société de promotion immobilière BPI (groupe CFE). C’est elle qui a repris en main, avec Meusinvest — ici présent financièrement dès l’amont –, l’actionnariat de la S.A. Grand-Poste, qui porte ce projet stratégique depuis plus de dix ans déjà. Est également présent dans l’actionnariat historique un investisseur néerlandais, Petrus Rasenberg, qui devrait à terme, se dit-il, céder ses parts.

Mais que diable vient faire Meusinvest à ce point en amont d’un développement immobilier? "Pour nous, les secteurs d’activité qui seront réunis d’ici deux ans dans les murs de l’ex-Grand Poste participeront au développement économique régional en s’inscrivant notamment dans le Plan district créatif liégeois. D’ailleurs, nous avons la volonté de rénover tout le quartier en y retissant une activité urbaine durable à partir de ce lieu-phare réinventé", justifie Gaëtan Servais, le directeur général de Meusinvest.

Quatre niveaux avec rooftop

Au cœur de l’espace redessiné sous les verrières classées depuis 2002 et jusqu’au niveau -1 actuellement creusé dans les caves seront notamment distribués un marché couvert/food court favorisant le circuit court et la proximité (800 m²) et un incubateur de start-ups (8.000 m²). Sur le toit, une terrasse avec vue sera accessible.

Sur le terrain annexe, une extension neuve sera également développée, en partenariat avec Eckelmans Immobilier. Deux mille m² seront rachetés casco à ce dernier, qui y développera et gérera un nouveau projet de kots communautaires et de studios (165 lits au total) dans les étages supérieurs (4.200 m²). Le tout sera dessiné par le bureau d’architectes Altiplan. Nom arrêté : Meuse Relais.

À l’heure actuelle, alors qu’on en est au début du gros œuvre dont l’achèvement est prévu avant l’été prochain, foncier et murs existants sont valorisés à hauteur de quelque 6,5 millions d’euros. "Les travaux de démolition de la salle des guichets ont débuté en avril dernier sur la base de l’ancien permis d’urbanisme. Nous avons réintroduit un permis adapté au nouveau projet. Le budget global devrait au final avoisiner les 18 millions d’euros", précise Frédéric Berleur, qui pilote pour BPI.Ph.C.

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