À Cannes, le Mipim reporté suite au coronavirus

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Les organisateurs de la 31e édition du Mipim, qui doit se tenir à Cannes du 10 au 13 mars prochain, y attendaient plus de 27.000 professionnels du secteur immobilier. Ils revoient quotidiennement ce chiffre à la baisse: 10% des exposants inscrits ont annulé leur participation à 9 jours de l’ouverture – toujours confirmée - des portes du Palais des Festivals. 25.000 participants sont encore répertoriés.

Le compte à rebours, s’il va à terme, sera donc long, très long, pour les participants - et surtout pour Reed Midem (US), l'organisateur de la grand-messe annuelle de l'immobilier professionnel.

350
exposants
Sur les 3.500 sociétés inscrites, 10% des exposants ont jeté le gant 9 jours avant l'ouverture du salon.

Au rang des premiers à invoquer le principe de précaution face au coronavirus figure la plupart des grandes sociétés internationales de conseil et de courtage. Cushman & Wakefield a ouvert le feu cette semaine, suivi par Knight Frank et Savills, puis CBRE, Colliers et JLL. D’autres acteurs, comme l'organisation internationale RICS, EY, Blackstone, PGIM ou Land Securities jettent également l'éponge. Depuis ce vendredi, des sociétés italiennes proches des foyers nationaux de Covid-19 leur emboîtent le pas. Et on annonce une vague de désistements du côté des grands cabinets d'avocats.

Du côté des participants et exposants belges, on se dit inquiet. Mais on reste au balcon et on réévalue quotidiennement le risque, sans le minimiser. La localisation excentrique des stands et des principaux rendez-vous wallons et bruxellois est un atout non négligeable si le Mipim est maintenu.

Pourquoi tirer les premiers?

On peut se demander pourquoi les "brokers" sont les premiers à déserter les stands de salon. Certains professionnels n’hésitent pas à avancer qu’il y a en sous-main des enjeux commerciaux et concurrentiels qui dépassent le seul paramètre du Covid-19 dans ce dossier à très gros budgets. Si la plus importante foire immobilière internationale est annulée, ces acteurs - dont le métier consiste à jouer les intermédiaires dans les dossiers - pourraient être les premiers à tirer les marrons du feu qui couve.

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