A Liège-Coronmeuse, le projet Rives Ardentes arrive enfin à bout de quai

L'eau et les espaces verts constitueront la trame du nouveau quartier urbain liégeois.

Les premières demandes de permis, introduites le 6 décembre dernier, ont été estampillées complètes. Une nouvelle histoire peut donc démarrer sur le site urbain de 25 hectares érigé dans les années '30. Les travaux de construction des premiers logements démarreront d’ici un an, pour une livraison fin 2022.

En juin 2017, au terme d’une longue procédure de dialogue compétitif, c’est le consortium NeoLegia réunissant CIT Blaton, Jan De Nul, Nacarat et Willemen qui avait été désigné pour développer un éco-quartier sur le site de Coronmeuse. L’investissement global est évalué à 330 millions d’euros, 30 millions provenant des fonds Feder.

Situé à l’entrée de Liège côté Pays-Bas et bien connu de tous pour avoir accueilli durant des décennies les amateurs de patinage sur glace de tout âge puis le festival des Ardentes, le site de 25 hectares entouré d’eau (Meuse et canal de dérivation) est un foncier urbain d’exception à redessiner.

Le site de 25 hectares en bord de Meuse, en aval du Pont Atlas et de la ville de Liège.

Le contrat de redéveloppement a finalement été signé entre le consortium privé et la Ville de Liège, propriétaire du terrain, le 18 septembre 2018. "Les premiers permis ont été introduits et jugés complets en décembre 2019. Une nouvelle histoire peut donc enfin démarrer sur le site. La commercialisation et les travaux de réalisation des espaces et équipements publics démarreront dès la délivrance des permis, prévue au deuxième semestre 2020. Les travaux de construction des premiers logements démarreront, eux, début 2021, pour une livraison prévue fin 2022, avec l’arrivée escomptée du tram", assure Laurent Malard, en charge du dossier pour NeoLegia. Les travaux importants ciblant les espaces et équipements publics devraient, eux, s’achever fin 2023 si tous les dossiers, dont celui de l’ancienne patinoire et du hall des foires, suivent leur cours.

83% du site dédiés aux espaces verts

Selon les porteurs du projet, dont les architectes des bureaux Syntaxe, Artau, Altiplan et Atelier du Sart Tilman coordonnés par Buur pour le Masterplan, c’est un nouveau mode de vie qui sera proposé dans ce quartier urbain redessiné et accessible à toutes les bourses. Outre la mixité familiale, sociale et d’habitat proposée (appartements, maisons individuelles, habitat groupé, logements kangourous, loft-atelier), une des particularités du site sera la stricte limitation des quatre roues aux véhicules d’urgence, de déménagement et de livraison à l’entrée du site. Les espaces ouverts (parc, jardins, voies d’eaux) représenteront 83% de la superficie totale du site à terme, l'emprise au sol du bâti étant limitée à 17%.

L’endroit sera quasi exclusivement dédié à la mobilité douce, avec un parking de 30.000 m² en sous-sol et un arrêt du nouveau tram urbain sur le seuil. Deux passerelles seront également créées pour relier le site au quartier Saint-Léonard tout proche.

1.325 logements chauffés par l’incinérateur

1.325
unités de logement
A terme, le nouveau quartier urbain bordant la Meuse en aval de Liège devrait accueillir plus de mille logements de tout type.

Côté logements, les premiers permis délivrés concernent 200 unités sur les 1.325 phasées au total. La première salve offrira 37 appartements 1 chambre, 76 de 2 chambres, 39 de 3 chambres, 7 de 4 chambres et 41 maisons (3 et 4 chambres).

60.000 des 200.000 m² du projet seront dédiés à des fonctions autres que le logement. Parmi ces fonctions, 6.000 m² accueilleront des surfaces commerciales, dont une part importante sera dédiée à de la production locale vendue sur le site. Les premiers permis intégreront 13 ateliers, 11 surfaces commerciales et une dédiée à l’horeca.

Un réseau de chaleur alimenté par l’incinérateur Uvelia de Herstal sera mis en place et alimentera l’ensemble des fonctions du projet.

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