Aedifica envisage une augmentation de capital record en 2019

©Thierry du Bois

Fort de résultats annuels au beau fixe, la société immobilière réglementée (SIR) Aedifica souhaite prendre pied dans un quatrième pays. Et devenir un ‘pure-player’ sur le segment de l’immobilier de santé.

Depuis les remous à la tête de la société immobilière réglementée publique de droit belge et le départ, fin 2016, d’Olivier Lippens du poste de président, Aedifica a repris son rythme de croissance accéléré.

"C’est manger ou être mangé!"
Stefaan Gielen
CEO Aedifica

Ces dernières années (2010,2012, 21015 et 2017), la SIR a financé cette croissance avec des augmentations de capital toujours plus importantes, la dernière atteignant 219millions d’euros. Et une nouvelle ligne de 300 millions d’euros d’argent frais- la plus importante augmentation de capital lancée dans le secteur - pourrait être levée d’ici 2019 pour prendre pied dans un quatrième pays.

Objectif: diversifier encore le risque géographique aujourd’hui partagé entre la Belgique (73 sites, 935 millions), l’Allemagne (30 sites, 283 millions) et les Pays-Bas (32 sites, 222 millions). Pour motiver cette nouvealle course en avant inédite, Stefaan Gielen, l’homme fort d’Aedifica, a une formule choc: "C’est manger ou être mangé!".

Résultats et perspectives au beau fixe

En un an (depuis mi-2017), la SIR a aligné un niveau record de 459 millions d’euros de projets de construction, de rénovation et d’acquisitions sous conditions suspensives, exclusivement dans le secteur de l’immobilier de santé. Aujourd’hui, ce segment prioritaire qui constitue l’ADN du portefeuille (84%) pèse 1.431 millions d’euros (sur un total de 1,7 milliard d’euros) répartis sur 135 sites et dans trois pays.

Les revenus locatifs du portefeuille d'Aedifica culminent fin juin 2018 à 91,7 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 16% par rapport au 30 juin 2017. L’EPRA Earnings bondit, lui, de 22%, à de 58,4 millions d’euros. Parmi les chiffres stratégiques, on ajoutera encore un taux d’occupation de 99% hors portefeuille d’appartements meublés (84%). La durée résiduelle des baux atteint, elle, la confortable durée de 20 ans. Et le taux d’endettement est limité à 44,3%.

Appartements soldés

Ces résultats dans le vert permettent à la direction d’Aedifica d’annoncer un dividende brut de 2,50 euros par action, en hausse de 11 %. Celui-ci représente un ratio pay-out statutaire de 82%. Mieux: le conseil d’administration prévoit pour l’exercice 2018/2019, sauf événements imprévus, la réalisation de revenus locatifs dépassant le seuil des 100 millions d’euros et menant à un EPRA Earnings permettant d’envisager la distribution d’un dividende brut de 2,80 euros par action.

La direction d’Aedifica ajoute également avoir créé récemment une filiale à 100% baptisée Immobe S.A., une société immobilière réglementée institutionnelle (SIRI).

Celle-ci se verra, dans le courant du trimestre en cours, dotée des actifs immobiliers encore constitués d’appartements, un solde qui représente encore +- 16% du portefeuille actuel. A terme encore non précisé, après cession par revente d’actions, Aedifica deviendra alors un ‘pure-player' 100% dédié à l’immobilier de santé. 

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