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Atenor fait contre mauvaise fortune gros dos

La dernière phase du parc de bureaux Vaci Greens, à Budapest, vient d'être vendue par Atenor.

Au cours du premier trimestre, en dépit de la persistance de la crise sanitaire, Atenor a poursuivi la vente de ses actifs matures et le développement des projets en portefeuille.

Juste avant de publier ses résultats du 1er trimestre 2021, Atenor avait bouclé coup sur coup la vente de deux de ses développements majeurs logés en Europe centrale et entièrement occupés. Le 10 mai, c’est le Hermes Business Campus (75.000 m2), sis au cœur du quartier des affaires Dimitrie Pompeiu à Bucarest, qui était cédé à NGY Properties; et une semaine plus tard, c’est la cession du dernier immeuble du parc Vaci Greens (Budapest) qui était finalisée avec un fonds immobilier hongrois.

33
projets
Répartis dans 16 villes et 10 pays, les développements immobiliers actuellement portés par Atenor représentent une superficie totale brute hors sol de 1,3 million de mètres carrés à valoriser en portefeuille.

Ces deux opérations viendront conforter les chiffres clôturés au 31 mars dernier. "Mais nous avons aussi procédé à deux acquisitions majeures à Budapest: l’une en bureau (24.500 m2) et l’autre en résidentiel (92.180 m2, soit plus de 1.300 logements). Nous concrétisons ainsi en Hongrie, tout comme en Roumanie et en Pologne, notre ancrage dans les marchés d’Europe centrale, particulièrement porteurs", ajoute Stéphan Sonneville, le CEO.

Compte tenu des récentes cessions, le portefeuille d’Atenor compte à ce jour 33 projets répartis dans 16 villes et 10 pays, pour un total de l’ordre de 1,3 million de m2 bruts hors sol. 

©Atenor

Ralentissements et autres mauvaises nouvelles

Plus près de chez nous, Atenor vient d’encaisser coup sur coup deux mauvaises nouvelles. Tout d’abord, l’OIB, qui gère le portefeuille immobilier de la Commission européenne à Bruxelles, a annoncé un important délestage et recentrage de son parc de bureaux sur le quartier européen. Le pôle de Beaulieu (Auderghem), où le promoteur immobilier est propriétaire et porte un projet de rénovation avec AG Real Estate, devrait donc être progressivement vidé de ses occupants européens fin 2021. Quelques jours plus tard, c’est le Plan d’aménagement directeur (PAD) Midi, actuellement sur la table du gouvernement régional, qui sonnait le glas des futures tours Victor, important projet porté conjointement par Atenor et CFE.

Aux dernières nouvelles, cette annonce, apparemment négative pour les propriétaires, ne serait pas une mauvaise nouvelle en soi, même si on attend la lecture motivée du patron d’Atenor.

Autre mauvaise surprise: les procédures d’instruction de demandes de permis sont ralenties. Il s’agit d’un des principaux effets de la crise sanitaire en cours sur le marché. Ce ralentissement, qui s’est également fait ressentir en Pologne et au Portugal, est principalement préjudiciable en Région bruxelloise.

Le projet Realex, futur Centre de conférences de la Commission européenne, toujours en attente de ses permis pour entamer le chantier. Assar Architectes.

Le permis d’urbanisme le plus attendu par Atenor est celui du projet Realex. Pour rappel, le futur développement situé dans le bas de la rue de la Loi abritera le nouveau Centre de Conférence de l’Union européenne, pour lequel un contrat de vente a été conclu en janvier dernier.

Sur le marché de la location des bureaux également, le Covid-19 a ralenti les prises de décision. Si on note un ralentissement généralisé du "take-up" (superficie prise en location) au niveau européen, celui- ci est, selon Stéphan Sonneville, d’ordre conjoncturel, mais n’entame pas l’utilité structurelle des bureaux. Celui-ci ajoute que la crise en cours "aura eu pour conséquence de conserver à l’avant-plan la nécessité d’adapter le tissu urbain à une demande toujours plus complexe et différenciée, notamment pour plus de durabilité sur le marché du bureau".

Pour s’en convaincre, le patron pointe une location de premier plan conclue à Belval (Luxembourg) avec l’État luxembourgeois et portant sur près de 11.000 m2 dans l’immeuble Twist, toujours à l’état de projet.

Perspectives pour un exercice 2021 périlleux

Pour Stéphan Sonneville, la crise sanitaire pèsera encore sur le niveau d’activités du secteur immobilier en 2021. "Nous avons dès lors tenu compte dans nos prévisions du ralentissement des processus décisionnels et administratifs en matière urbanistique et du maintien à un niveau assez bas du marché locatif de bureau au secteur privé", prévient-il.

"Nous avons la capacité de générer en 2021 des résultats au moins équivalents à ceux de l’an dernier."
Stéphan Sonneville
CEO d'Atenor

Après son entrée sur le marché londonien, Atenor poursuivra néanmoins son plan de développement international. Après l’extension du territoire, il s’agira d’augmenter le niveau d’activités dans chaque pays. "Les multiples cessions et les opérations (émissions, obligations) sur les marchés financiers nous ont donné les moyens financiers pour poursuivre ce plan de croissance internationale tout en développant dans le meilleur timing les projets en portefeuille", insiste le CEO, certain de sa capacité à générer en 2021 "des résultats au moins équivalents à ceux de l’an dernier alors que la conclusion d’autres transactions majeures dans plusieurs pays sont attendues avant la fin de l’exercice".

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