Atenor tient la corde pour signer avec l'Union européenne rue de la Loi

Au centre, la tour The One, idéalement logée au coeur du quartier européen, qu'elle domine désormais. ©Atenor / Buro II &Archi+I

Le projet immobilier mixte The One, développé par Atenor, est en passe d'être livré dans le bas de la rue de la Loi. La partie "bureaux" de la tour devrait accueillir un occupant proche de l'Union européenne. Mais un bail locatif déjà signé complique la donne.

Les astres s’alignent au pied de la tour The One, dans le bas de la rue de la Loi, pour y héberger dès l’an prochain un service (très) proche de l’Union européenne. Celle-ci a en effet annoncé il y a des mois déjà être à la recherche de 100.000 m² d'espaces de bureaux neufs et vouloir se recentrer sur son quartier historique. Des contrats locatifs de gré à gré sont actuellement sur la table de l'OIB (Office for Infrastructures and logistics in Brussels), en charge de finaliser les tractations. Mais un hic de taille subsiste, qui pourrait priver le porteur du projet, Atenor, des coudées franches pour aboutir ces tractations en cours. Ce dernier a en effet récemment signé un bail locatif avec Welkin & Meraki, société de gestion d’espaces de co-working, dans le socle de la tour The One. Or pour garder la main dans les négociations en cours avec l’UE, Atenor doit pouvoir partir d’une feuille totalement blanche afin de pouvoir y coucher tous les scénarios dans les quelque 30.000 m² de bureaux bientôt disponibles.

Interrogée, la direction d’Atenor confie avoir récemment convenu de commun accord avec celle de Welkin&Meraki de ne pas poursuivre le projet d’implantation d’un espace de co-working au pied de la tour. "Les parties se sont mises d’accord sur les modalités de cette fin de contrat. Inutile d’en préciser à ce stade les raisons respectives", nous indique-t-on laconiquement.

Pourtant, chez Welkin & Meraki, le son de cloche est tout autre. "Nous voulons bien entendre que les priorités d’Atenor ont changé ces derniers jours sous la pression de Commission européenne. Nous ne sommes pas fermés à toute discussion et nous l’avons dit à Atenor. Mais à cette heure, nous n’avons pas d’accord finalisé : les deux parties autour de la table doivent encore s’entendre avant que nous renoncions à notre bail locatif, conclu en bonne et due forme. Nous avons passé commande de matériel et avons engagé des frais non négligeables. Atenor nous propose 500.000 euros pour déchirer le bail signé. Ce n’est pas suffisant au vu des dépenses déjà engagées, que nous devons pouvoir justifier auprès de nos actionnaires. Ceux-ci sont d’ailleurs derrière moi pour négocier avec Atenor un accord qui convienne aux deux parties et pas à une seule…", nuance à ce stade Alain Brossé, le patron.

Ne pas lâcher la proie pour l’ombre

Dans le bas de la rue de la Loi, le décompte final a commencé. "La construction s’achève et les bureaux seront bien réceptionnés début 2019", précise Stéphan Sonneville. Le promoteur belge coté en Bourse joue donc clairement la montre même si, à ce stade, il ne veut ni ne peut confirmer qu’un compromis de bail longue durée soit sur la table avec un occupant européen de premier plan. "Il y a de fait peu d’immeubles disponibles et la demande est d’une manière générale soutenue. Elle provient de divers acteurs dont des sociétés de services, des associations/organisations internationales, des représentations nationales auprès de l’UE et l’UE elle-même", concède toutefois le CEO d’Atenor sans donner davantage de précisions pour l’instant.

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