Bénéfice en hausse de 27% chez Atenor

Stéfan Sonneville

Malgré la hausse des résultats, le promoteur immobilier maintient son dividende à 2 euros.

Le consensus des analystes tablait sur un bénéfice consolidé en hausse de 20 %.  "Nous avons fait mieux, dit Stéphan Sonneville, CEO du développeur immobilier Atenor , puisqu’avec 15,34 millions EUR, c’est une hausse de 27 % que nous avons réalisée en 2014."

Cette performance – qui ne pourra que difficilement être réitérée cette année – repose sur des contributions "en provenance des quatre pays où nous sommes actifs, Belgique, Luxembourg, Roumanie et Hongrie. Il s’agit donc d’un résultat particulièrement bien diversifié", poursuit le dirigeant.

"Nous n’avons pas pour politique d’aligner notre dividende sur nos résultats. Nos actionnaires savent qu’ils peuvent tabler sur une grande stabilité bon an mal an et que donc l’an prochain le dividende de 2 EUR aussi."
Stéfan Sonneville

Le conseil d’administration a décidé de maintenir son dividende, qui est de 2 EUR depuis 2010.  De ce fait, le pay-out ratio a pu être ramené à 70 % contre 87 l’année précédente.

Atenor est une entreprise qui a muté: si l’on prend l’ensemble de ses projets en développement (demande de permis introduite, construction entamée, mise en vente), le résidentiel (2.500 appartements) et les surfaces de bureaux (300.000 m²) en représentent à peu près 50% chacun, une petite part (5%) étant réservée au " retail ", mais toujours en complément des autres projets.

La Tour Up-Site, la plus haute de Belgique. ©BELGAIMAGE

Le produit le plus emblématique d’Atenor est la tour Up-Site (le long du canal à Bruxelles) et ses annexes: 350 appartements dont 85% sont vendus. "Cette tour a contribué à nos résultats pour la quatrième année consécutivement", dit Stéfan Sonneville. Autre importantes contributions aux résultats, le complexe Trebel (Bruxelles, 30.000 m² de bureaux livrés dans un an), acheté par le Parlement européen, et le projet AIR (Luxembourg, 11.000 m² de bureaux) acheté par un groupe d’investisseurs belgo-luxembourgeois (Integrale, Ethias et Le Foyer).

Quant aux deux complexes de bureaux de Bucarest (Roumanie, 78.000 m² de bureaux en construction) et Budapest (Hongrie, 87.000 m² de bureaux, 1ère tranche terminée), "ils sont prêts à être vendus. Nous cherchons des investisseurs ", ajoute Stéfan Sonneville. Le rendement affiché est de 8 à 8,25% à Bucarest et de 7,50 à 7,75% à Budapest, des chiffres qui donnent à penser qu’il y a un risque. "Pas du tout, répond le CEO d’Atenor. Il faut être en mesure d’aller au-delà de ce qu’est la perception du risque selon les marchés. Quand on a compris ça, on a tout compris." La cible visée est celle des fonds de placement d’Asie et du Moyen-Orient.

©Saskia Vanderstichele

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